L'HÉRÉDITÉ
i. — L'hérédité.
Il est d'observation ancienne que l'hérédité joue un rôle considérable dans lu maladie des obsessions. Legrand du SauUe plaçait déjà l'hérédité en premier lieu parmi les causes prédisposantes : « La folie du doute va de préférence recruter ses victimes parmi les descendants des névropathes, ces surnuméraires obligés de l'aliénation ^ » Tous les observateurs ont reproduit la même remarque. M. Saury" reproduisant l'enseignement de M. Magnan^, appelle cette maladie la « folie héréditaire », et écrit en parlant des obsédés : « qui dit folie, dit hérédité ; c'est le principe qu'il faut admettre en thèse générale. »
]VOI. Pitres et Régis établissent à ce sujet le tableau suivant très démonstratif. Ils constatent dans les ^/o des cas des ascendants directs ou collatéraux qui sont des obsédés, des aliénés, des alcooliques ou des névrosés. Sur loo observations d'obsédés ayant dans leur ascendance des tares névropalhiques, ils observent les proportions suivantes :
{ paternelle 5
similaire. . J maternelle a4
f collatérale lo
Hérédité "v ( aliénés, épileptiques ou hystériques. i5
f père ou mère.) alcooliques i4
dissemblable] ( violents, originaux l4
f collatéraux. .\ aliénés, épileptiques, hystériques,
^ y alcooliques, etc. ...... i8
Je n'ai recueilli quelques renseignements sulRsamment précis sur les maladies des parents que dans 170 cas. Voici les résultats de ces observations en ramenant la proportion à 100 cas :
Parents sans maladie connue 8
Tuberculeux, sy[)hilitiques 12
Arthritiques, goutteux, etc. 7
Hérédité 1 Alcooliques i5
dans 100 cas. ] Névropathes 17
Aliénation
chez les parents i4
chez les collatéraux 16
Psychasthéniques a8