‹ Les obsessions et la psychasthénieChapitre 316 sur 380 · LES CONDITIONS PHYSIQUES DÉTERMINANTES · texte numérisé non relu

LES CONDITIONS PHYSIQUES DÉTERMINANTES

semble incontestable : même si je me borne à considérer les malades qui présentent uniquement de l'angoisse, pour ne pas sortir du groupe étudié par M. Freud, je ne vois pas que les circonstances extérieures aient toujours déterminé chez eux cette insufFisance du coït au moment de leurs rechutes. Bien loin de là, j'ai eu des aveux significatifs, me démontrant qu'ils avaient à leur disposition les movens d'une satisfaction largement suffisante.

Si j'admets les faits signalés par M. Freud et M. Tournier, je suis disposé à les interpréter d'une tout autre façon. Même dans la masturbation, même dans le coït réservé, et à plus forte raison dans le coït normal, ces personnes pourraient trouver une satisfaction suffisante si elles claient normales. Mais elle ne le sont pas et ces insullîsances de l'émotion sexuelle ne sont qu'une manifestation, un cas particulier de leurs insufTisances psychologi- (jues. C'est parce qu'elles deviennent de plus en plus incapables de pousser un phénomène psvchologique jusqu'à son terme qu'elles s'arrêtent à moitié chemin dans cette émotion comme dans les autres.

Il se pourrait nictne que, du moins dans certains cas, l'onanisme lui-même, avec son isolement, ses restrictioiis, soit.en rapport avec 1-es premières manifestations de la maladie. « Il ne faut pas oublier, comme Lasègue aimait à le rappeler, que l'onanisme est souvent le svmptôme d'un état morbide, d'une névrose cérébrale. Souvent la folie n^st pas consécutive à l'onanisme, mais il existait un état cérébral qui a engendré l'onanisme', » Il n'en est pas moins vrai que dans quelques cas les pratiques signalées par M. Freud peuveiit favoriser cet arrêt des émotions, développer l'habitude des phénomènes d incomplétude et par conséquent être fort nuisibles.

En un mot, je ne crois pas qu'il v ait lieu de faire jouer dans cette maladie un rôle spécial aux phénomènes sexuels. Il suffît d'admettre avec M. Marro, MM. Pitres et Régis, M. Haskovec, que tous les tr(»ul)les de la sphère génitale, puberté, âge critique, menstruation, lactation, onanisme, ont une influence déprimante dans cette maladie comme d'ailleurs dans toutes le-s névroses". L'épuisement déterminé par ces troubles génitaux s ajoute sim-

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