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l'occasiuii d'uno étude iulérrssiinlo à la fois au point de vue mé dical cl au point de vue psyrliolof^ique.
Au point de vue médical, j'essaye de réunir ici la description précise d'un grand nombre de symptAmes qui me semblent avoir été rarement robjet d'une étude d'ensemble ; j'essaye d'a[»porter .]uel(jue j)récision dans l'analyse de toutes ces manies mentales, de toutes ces phobies, de tous ces sentiments anormaux (|ui ont été trop souvents décrits ineoniplèlement et isolément et qui me semblent devenir beaucoup plus clairs quand ils sont rapprochés les uns des antres.
Ce rappi'oehement de divers symptômes permet aussi de proposer une réunion de divci'ses maladies en une seule et de construire une grande psycho-névrose sur le modèle de l'épilcpsie et de l'hystérie, la psychasthénie, à la place de ces innombrabifs ' obsessions, manies, tics, phobies, délires du doute ou du contact, névroses cérébro-cardiaques.
J'espère aussi, par la comparaison de ces divers symptômes réunis dans une même élude, apporter quelque contribution h l'étude du diagnostic, du pronostic et du traitement de ces affections qui jouent un rôle extrêmement important dans la pathologie nerveuse. Enfin l'analyse psychologique de ces diveis phénomènes permet de découvrir entre eux des caractères communs dignes d'intérêt et d'arriver, sinon aune théorie, au moins à une interprétation provisoire destinée surtout à réunir le plus grand nombre possible de ces faits dans une conception générale.
Au point de vue psychologique, je croîs qu'un grand nombre de ces phénomènes nous piésentent des expériences très remar- (|nables qui apportent des éclaircissements sur les plus intéressants problèmes. Les obsessions, les pseudo-hallucinations, les impulsions qui les accompagnent nous donnent une foule de renseignements sur les diverses catégories d'idées qui se développent dans l'esprit et sur les divers degrés de leur développement. Les manies mentales, les tics, les phobies permettent d'aborder l'étude d'un grand fait, beaucoup trop laissé de côté d'ordinaire, le fait de l'agitation et de comprendre la loi de la dérivation psychologi(|ue. Les sentiments qui accompagnent l'exercice de nos diverses fonctions mentales sont très mal connus ; à peine ^ a-t-on examiné un ])etit nombre d'entre eux comme le sentiment (le renV)rt e! le sentiment de la fatigue. L'étude de nos malades