I. C. Oddo, Les tics. Presse médicale. 1889, T
3. jNIcige et Feindel, Les causes [>rovocalrices et la pathogénie des tics de la face et du cou. Société de neurologie, i8 avril xyui.
Les tics du nez, reniflement, battement, froncement des narines, correspondent aux actes suivants, aspiration justifiée par un encombrement passager des voix nasales, dilatation des narines pour éviter la gêne ou la cuisson d'une petite plaie.
Les tics de la bouche, des lèvres, de la langue, les moues, les succions, les mordillages, les pincements, les rictus, les mâchonnements, les déglutitions, etc. correspondent aux mouvements pour enlever une pellicule dans les gerçures des lèvres, pour remuer une dent qui branle, pour tâter un endroit de la bouche, etc.
Pour les tics de la tête, secousses, hochements, on trouve comme actes correspondants les déplacements, les redressements du chapeau, les mouvements pour se débarrasser de la gêne produite par le faux col, par un vêtement, etc. »
« Les tics respiratoires, dit aussi M. Oddo, sont des abréviations d'actes plus accentués, d'exclamations, de mots d'injures'.»
Dans les tics du cou, dans le torticolis mental, le mouvement correspondant est un effort pour éviter la douleur d'une fluxion dentaire, pour éviter une douleur musculaire, pour éviter un courant d'air et protéger le cou en relevant les vêtements, pour dissimuler une tristesse, pour regarder dans la rue, etc.
Dans les tics de l'épaule, on retrouvera le geste du colporteur décrit par M. Grasset-, geste de charger un ballot sur son épaule, et beaucoup de gestes professionnels du même genre. Dans des tics du pied que j'ai décrits^ on retrouvera les claudications déterminées par la douleur d'un cor, les retractions des orteils dans une chaussure trop courte, etc.
En se plaçant au même point de vue M. Meige fait encore une distinction intéressante entre les tics cloniques qui consistent en un mouvement rapide et des tics d'attitude, des tics toniques en quelque sorte qui consistent dans la conservation d'une attitude : celle-ci représente toujours une action mais une action permanente*. Il rappelle à ce propos le cas de trismus de mâchoires que j'avais étudié avec M. Raymond^: un brave prêtre qui crai-