Névroses et Idées fixes. Il, p
3. Brocq, Journal de médecine et de chirurgie pratiques, iSgb, p» 90.
4. Thibierge, Dcrmatopliubie. Presse médicale, 9 juillet 1898.
LES OlîSESSIONS. A — ^^
194 I;KS AdITATIONS FORCl'^:ES
Joiilciiis sonl interprétées par les malades qui disent éprouver toutes sortes de sensations bizarres. Une malade de M. Hirschbcrg, tout en se rendant compte de son état et en trouvant « ses sensations ineptes » ne peut s'empêcher de sentir des « grenouilles qui se promènent dans son dos, des langues d'animaux dégoûtants qui la lèchent, des vers, des intestins pourris qui glissent le loncr de son dos *. »
Les algies de la tête forment un groupe intéressant, elles se rattachent naturellement aux céphalées qui existent si fréquemment chez tous ces nïalades. Mais elles ajoutent à ces céphalées ordinaires une énorme exagération de la douleur et des troubles émoHonnels répartis dans tout l'organisme. Ct. (67), femme de 28 ans, se frotte constamment le vertex au point qu'elle a usé les cheveux à cet endroit et que le sommet de la tête est dénudé : son algi-e de la tête est presque constante. Au contraire l'algie de la tête chez Box... (58), femme de 5o ans, se présente par crises qui ne durent que quelques heures ou quelques jours. Elle porte alors attaché sur la tête un énorme paquet d'ouate, destiné à calmer la douleur et à éviter les plus légers attouchements. En outre elle se tient constamment debout la tête appuyée en arrière contre un mur destiné à la soutenir « sans quoi elle tomberait avec une énorme douleur » il y a tic et torticolis mental en même temps que algie.
J'ai déjà décrit dans le second volume des fiévroses ^ le cas de Bi\.., femme de 35 ans, qui s'est cogné le coude et quia ressenti brusquement la douleur classique au petit doigt par l'irritation du cubital, cette douleur l'a impressionnée vivement et dorénavant pendant des années elle ne peut ressentir un contact au petit doigt sans éprouver une angoisse. Le cas de Van..., femme de 72 ans, est analogue : elle s'est fait il y a 18 mois une coupure au petit doigt, et depuis ce moment elle se plaint perpétuellement de ce doigt qui ne présente aucune lésion. « S'il fait chaud ce doigt a une température insupportable, s'il fait froid il refroidit tout son corps. » Elle crie toute la nuit comme si ce petit doigt la torturait, pendant la journée elle se cache dans un coin pour pleurer sur
1. R. Hirschberg, Nôvrose paresthésique ctiez une dégénérée. /?<'yuc neurologique,