III. — Marche et durée
La marche des impulsions est en général rapide et leur durée courte. Mais il est clair que FimpuL sion est d’autant plus rapide et plus brève qu’elle se rapproche davantage du réflexe élémentaire, d’autant plus lente et plus longue qu’elle appartient au domaine de l’impulsion psychique, avec ses processus et ses conflits cérébraux intermédiaires qui en amplifient et en compliquent d’autant l’évolution. Par là encore, la division psycho-pathologique des impulsions que nous avons admise se trouve justifiée. Aux deux extrêmes nous trouvons l’impulsion soudaine, instantanée de l’épileptique ou du maniaque, qui n’a que la durée de l’éclair, et, à l’extrémité opposée, l’obsession impulsive, qui peut durer des semaines, des mois et des années à l’état statique, dans un conflit perpétuel de forces opposées pour, finalement, aboutir ou n’aboutir pas à l’acte impulsif.
A propos de la marche et de la durée des impulsions, il faut aussi noter que ce phénomène est loin d’être toujours un incident isolé et unique. Il peut se renouveler, et se manifeste alors sous la forme inter-