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À MES AMIS

LE DOCTEUR GILLON LE DocrEuR DESFRANÇOIS

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LES OBSTRUCTIONS CHOLÉDOCIENNES . PAR ADÉNOPATHIES INFLAMMATOIRES SIMPLES

L'ictère chronique par l’obstruction du cholédoque a des causes depuis longtemps connues.

Ce sont avant tout:

Le calcul du cholédoque; < ;

Le cancer du pancréas;

Les cancers des voies biliaires.

L’obstacle à l'écoulement normal de la bile peut être formé par des pancréatites, celles-ci accompagnant d’ailleurs souvent une lithiase biliaire.

On a signalé aussi comme facteurs de tels ictères: les kystes hydatiques du foie siégeant à la face inférieure de cet organe.

Les kystes hydatiques du pancréas.

Un anévrisme de l'artère hépatique a pu être l'origine de pareils ictères.

D’autres fois encore, il s’agissait de compression par une gomme hépatique.

Aussi un adénome de la portion terminale du cholédoque était la cause d’un ictère chronique par rétention survenu chez une femme de 60 ans dont l’observation fut rapportée par MM. H. CLAUDE et SOURDET, à la Société Médicale des Hôpitaux, le 27 mai 1910.

Les oblitérations du cholédoque ont pu être produites par des vésicules hydatiques après rupture d’un kyste hydatique du foie dans les voies biliaires ou par des helminthes comme des ascaris.

Les tumeurs ganglionnaires du pédicule hépatique ont pu causer des ictères chroniques par rétention.

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Parfois il s’agit d’adénopathie secondaire à un cancer.

Dans la littérature nous avons relevé une compression par un amas lymphatique au cours d’une maladie de HopGxiN, ou encore par des ganglions tuberculeux.

Par contre, si la possibilité de l’existence d’ictère chronique dû à une compression du cholédoque par une adénopathie d’origine banale est reconnue (HARTMANN, Chirurgie des voies biliaires), peu de faits précis à ce sujet ont été apportés jusqu’à ce jour. Nous avons réuni les observations publiées à ce sujet. Nous en apportons de nouvelles.

Une telle cause mérite en effet d’être connue; elle légitime l’intervention quand le diagnostic d’ictère par rétention est affirmé par la clinique, alors qu'aucune des causes habituelles ne peut être invoquée comme étiologie d’un tel ictère. L'intervention en effet, seule, permettra de lever l’obstacle et, seule, permettra une guérison rapide.

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Il nous paraît utile tout d’abord de rappeler les diverses recherches expérimentales qui ont été faites sur la pathogénie des ictères par rétention.

En effet, une discussion récente a eu lieu à ce sujet à la Société Médicale des Hôpitaux de Paris lors de la séance du 20 octobre 1933.

M. le Professeur agrégé GARNIER rappelait alors que, pour lui et pour HABERLAND, l’ictère par obstruction serait un iclère infectieux ou toxique développé chez un sujet dont le cholédoque est bouché.

À l’encontre de cette opinion, M. le Professeur agrégé BRULÉ a rappelé que {ous les autres expérimentateurs avaient obtenu en quelques heures une rétention biliaire en obstruant la voie biliaire principale.

L’expérimentation a bien montré le mécanisme de l’apparition de l’ictère par rétention.

MM. F. Via, P. ABraMi et M. BRULÉ, à l’occasion de

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