‹ Les occlusions intestinales au cours des kystes de l'ovaireChapitre 11 sur 21 · OBSERVATION III · texte numérisé non relu

OBSERVATION III

Occluson chronique par Kyste dégénéré

WORTMANN : in Darmverschliessungen de Braun. et ”

Wortmann. Berlin 1923, page 383.

Chez une femme de 34 ans, est apparue depuis 3 mois une tumeur abdominale qui grossit. Depuis longtemps déja les selles étaient gênées, et obtenues seulement par laxatifs et lavements, quand depuis 3 jours, arrêt complet des matières et la malade a eu des vomissements qu’elle prétend fécaloïdes. 5 | ee

Le ventre est eue son ensemble très augmenté, tendu et sensible à la pression. Au-dessus de la symphise et atteignant l’hypochondre gauche, on trouve une tumeur dure, grosse comme une tête d'enfant. Elle semble provenir de lovaire gauche. Are La lumière rectale est, au toucher, très rétrécie par le développement de la tumeur qui écrase sa paroi antérieure.

Par des lavements on obtient des matières très dures, petites et fétides. Dans les 2 jours suivants, de nouveaux vomissements bilieux abondants se produisent et malgr} plusieurs Javements, ni selles ni gaz.

On décide d'intervenir. On trouve une tumeur du volume

ie

d’une.tête d'enfant, encastrée dans le petit bassin et formée d'un K.O. dégénéré.

Elle. adhère solidement À la fosse iliaque gauche. Des

anses grèles sont fortement distendues et paralysées Seite

aval de ces anses, le grèle adhère 4 la tumeur, et, comprimé

. par elle, est aplati.

Après ablation de la tumeur qui comprimait | en outre le rectum, l’auteur fait une entéro-anastomose entre les anses

grèles non comprises dans la tumeur.

Guérison opératoire. Pa

2% OCCLUSIONS AIGUES OBSERVATION I

Occlusion intestinale aigue

- par adhérences massives d’un kyste enclavé et suppuré.

(Dr. LevEur : in Bulletins et Mémoires de la Soc. Nat. de

Chirurgie. 7 mars 1925.

Une femme de 39 ans, Madame R., entre à l'hôpital Saint- Louis le 14 avril 1924, avec le diagnostic d’ Appen: ere aiguë porté par son médecin. RUE . Êlle était en traitement pour une « métrite » (pertes jaunâtres, douleurs lombaires) quand le 2 avril elle est prise subitement d’uné crise douloureuse dans la . fosse aque droite, accompagnée de vomissements alimentaires, sans constipation, La température monte à 38° ou 39°. Le mé-

j ee

# A 33 Le + [ decin appelé pense à une e appendicite et cu de’ le glace et la diète.

Les vomissements cessent, mais la fièvre persistant, la malade entre à l'hôpital.

YA ce moment (14 avril), elle présente dans la fosse'iliaque droite une volumineuse tuméfaction, douloureuse et -empâtée. Celle-ci dépasse en haut le niveau de l’ombilic atteint en dedans la ligne médiane, et semble. eh bas, plonger dans le petit bassin. Toute la fosse iliaque est comblée. Au toucher vaginal, on trouve un utérus bloqué et un cul de sac droit douloureux. ï NE æ Le diagnostic porté est celui- de plastron APPENAQUISRE: ! La malade est mise au lit, à la diète et à la glace. Perte dix jours, du 14 au 24 avril, la température reste “élevée, oscillant entre 38° et 39°. Le Plastron semble di-° minuer de volume, quand brusquement; ‘dans la nuit du 24 au 25 avril, la malade à une crise diafrhéique RATE

gnée de vomissements verdâtres. Elle se plaint dé coliques

Le lendemain les douleurs et les vomissements persistent.

abdominales. La température est tombée

Mais le ventre s'est ballonné et l'arrêt de matières et des gaz est apparu. Cependant l’état général reste bon, la température est à 37°, le pouls à 92.

Le jour suivant, la situation s’est aggravée. Les douleurs | abdominales sont de plus en plus vives, l’arrêt des matières et des gaz reste absolu. La température est à 36°8 avec un ‘pouls à 104.

Monsieur Leveuf, de garde, est appelé pour le diagnostic d'occlusion dans une appendicite. Le diagnostic d'oc- -clusion est indéniable. Mais il discute l’appendicite :

pal à

1°) Parce qu’au palper abdominal le plastron ne gagn®: pas du côté de l’épine iliaque antéro-supérieure äinsi que dans les abcès appendiculaires ; 2°) Parce que le toucher combiné au palper. once) une tumeur pelvienne, régulière, plus où moins arrondie et qui paraît indépendante de l’utérus. La consistance est rénittente : il s’agit donc d'un kyste. Mais de quelle nature ? Le foie est indemne, et cela permet ae ment le kyste hydatique.

On pense donc au kyste de l’ ovaire.

Monsieur Leveuf intervient aussitôt et pratique une laparotomie médiane, sous-6mbilicale. de

Il découvre un amas d’anses grèles distendues et adhérentes, recouvrant la tumeur pelvienne. Ayant reconnu, - d'un côté le cœcum aplati, de l’autre la dernière des anses grèles distendues, il essaie de libérer l'intestin adhérent. Maïs bientôt il oùvre accidentellement la poche, d’où s’échappe un liquide puriforme abondant. Celui-ci. étanché. l'isolement du grèle ss plus facile et Monsieur Leveuf dégage environ 35 centimètres de l'ntestin, en sculptant par moment dans la paroi de la poche. Il peut, ensuite, dégager la poche assez rapidement, Il l’enlève sans trouver aucun pédicule à lier.

Il laisse un drain Fr le Douglas et tie la paroï en un plan.

Les suites ont d’abord été simples. Le cours des matières et des gaz se rétablit aussitôt. Le drain est enlevé le 5° jour, alors que la température se CRATATRUENE aux environs de 37°8.

Mais le 7"° jour, la fièvre monte et oscille entre’ 38° . 4

40°. On cherche une collection locale et, on enlève. les fils. qui laissent échapper le pus d’un abcès sous-cutané.

Au toucher, le Douglas apparait libre. On vaccine la ma-

. lade au Prôpidon.

. Le 13"%° jour, la malade se DE d'un point de côté, et

d une légère dyspnée. On trouve en effet un foyer de con-

gestion à la base droité et la radioscopie montre une poche.

claire entre diaphragme et foie, On pense à un abcès sous-

phrénique. Mais cependant les phénomènes s’amendent.

peu à peu, la température se stabilise et la plaie abdominale se ferme. Le 26 mai elle est en pleine convalescence

et quitte l’hôpital guérie le 14 juin.

Mais qu'était cette poche à parois épaisses, à contenu puriforme, qui a été extirpée sans qu’on ait trouvé aucun

pédicule à isoler et à lier ? &

Le liquide n’a pas été étudié. Mas divers fragments de :

la poche kystique ont été prélevés et étudiés histologiquement par Monsieur Herrenschmidt, chef de laboratoire. de la Clinique Chirurgicale de Cochin.

: | MER "ie Il a reconnu des sections dé circonférence de deux kystes.

et du tissu interposé.

Es

Les grands kystes n’ont pas d'épithélium. Le tissu inter-

posé renferme des éléments de l'ovaire : corps jaunes plus .

ou moins évolués, feutrage fibro-musculaire du stroma ovarique, follicules, dont certains dilatés.

Une troisième cavité, remplie de pus où flottent des franges épithéliales impose Pidée d’une poche tubaire distendue et altérée.

Enfin un fragment de tissu pris us la paroi même du

plus gros Kystes ÉRRIeRAERe dépourvu d’ 'épithélium, présente

les caractères de la trompe.

une portion épaissie où chemine un canal ne qui à tous Malgré l'absence de pédicule, il semble donc bien que l'on puisse affirmer qu’on se trouvait en présence d’un kyste de l'ovaire suppuré, coexistant avec une salpingite, facteur de la suppuration.

Il s’agit ici d’occlusion par adhérences massives de l’intestin grèle à un kyste suppuré. Her Mais on remarquera que les adhérences, assez solides

pour nécessiter une sculpture du grèle dans la paroi kys-

tiqué, devaient être fort anciennes, et précéder de beau-°

coup l’occlusion. | L'étude des antécédents, cependant, n’apprend l'existence d'aucun trouble dans le transit intestinal.

Dans son rapport à la Société Nationale de Chirurgie, ! sur cette observation Monsieur Mocquot conclut que

« “vraisemblablement les accidents récents d’inflammation

ef de suppuration n'ont pas été étrangers à la production de

l'occlusion 4 | .

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