‹ Les occlusions intestinales consécutives aux opérations gynécologiquesChapitre 22 sur 27 · ETUDE SUR LE DIAGNOSTIC · texte numérisé non relu

ETUDE SUR LE DIAGNOSTIC

Nous serons brefs au sujet du diagnostic des occlusions post-opératoires en gynécologie. En effet, l’étude anatomo-clinique nous a permis de signaler les différentes périodes au cours desquelles ce diagnostic peut se poser. Nous rappelerons, à ce sujet, qu'il est nécessaire de toujours penser à la possibilité de cet accident, chez toute femme, ayant subie une intervention gynécologique et présentant des troubles dyspeptiques variés.

De, plus en présence d’accidents aigus d’occiusion chez une femme récemment opérée, il faut toujours penser à la possibilité d’occlusion définitive.

En effet, le seul problème vraiment délicat, mais combien difficile à résoudre, car il ne repose sur aucun signe net, c’est de différencier le syndrome d’occlusion dû à la simple parésie intestinale et done passager, et le syn-. drome d’occlusion en rapport avec des lésions intestinales ou péritonéales, nécessitant une intervention parce que définitif.

«Le diagnostic hésite entre une simple prolongation de l’atonie intestinale, par inhibition Justiciable des seuls secours médicaux et l’occlusion vraie qui relève de l’intervention. » » Souvent aussi l’opération est différée parce que l’ocelusion n’est pas absolue, parce que sovs la sollicitation des lavements répétés, la malade à rendu quel-

ET

ques gaz ou quelques matières sales prises pour une selle vraie ». (Traité de gynécologie, de Forgue et Massabuau).

Pratiquement, l’occlusion paralytique pure est très rapidement constituée et s'établit, sans douleur, sans intervalle libre, évoluant vers l’occlusion avec un minimum de signes fonctionnels.

Par contre l’ocelusion mécanique pure apparaît plus tardive, à début brutal, souvent douloureux, avec fièvre.

Reste évidemment le cas litigieux des ocelusions mixtes qui est aussi bien du point de vue clinique, que du point de vue chronologique, intermédiaire aux deux tableaux précédents.

Il faut enfin, préciser l’absence ou l’existence de lésions sphacéliques de l’intestin. Ce diagnostic qui est avant tout un diagnostic d'impression, se basera sur la brutalité du début, la douleur, le péristaltisme énergique, le météorisme bien circonserit.

En définitive, nous voyons que le diagnostic de ces . occlusions est un problème délicat dans lequel il convient avant tout, de délimiter da parés'ie intestinale simple post-opératoire, et l’occlusion vraie, et d'établir dans la mesure du possible le bilan des lesions intestinales rafin de prendre sans tarder la decision d’une nouvelle intervention.

Page 1