‹ Les occlusions intestinales consécutives aux opérations gynécologiquesChapitre 24 sur 27 · PÉRO TES · texte numérisé non relu

PÉRO TES

Toutes ces méthodes, semble-t-il, sont inefficaces et abandonnée par la plupart des praticiens.

11 faut alors réaliser l’évacuation du grêle par l’iléostomie, dont nous envisagerons ultérieurement les avantages.

2° Traitement des occlusions précoces.

Les opinions sont très variables, mais restent au fond groupées autour de trois interventions qui partagent les faveurs de divers chirurgiens :

la désagglutination (Alglave, Huet, Viannay), la dérivation interne (Lecène, Ockinzyc), l’iléostomie (Gosset, Cunéo, Mathieu).

La désagglutination, avant tout, doit être proscrite, car elle est choquante pour ces malades très fatiguées (Gosset, Cunéo), elle favorise une diffusion de l’infection péritonéale jusque-là circonscrite (Mathieu), elle prédispose aux hématomes intra-péritonéaux, hématomes susceptibles de s’infecter (Mathieu), elle prédispose à la fistulation secondaire d’une anse intestinale dépéritonisée par la libération (Gosset, Yovanovitch, Le Phare Médical, février 1938).

Les dérivations internes : elles constituent une grosse intervention pour de telles malades. Bien plus, elles doivent faire en quelque sorte confiance au tonus du côlon qui est loin de toujours répondre à de tels espoirs. Enfin, de nombreux chirurgiens reprochent à l’anastomose d’être définitive et « pas forcément änodine ».

L’iléostomie minime : elle représente l’intervention de choix. (C’est la chose la plus fatile à réaliser. Or, chose intéressante, après la fistulation du grêle, tout s’arrange

Page 1