ANUS
généralement très vite, le cours normal des matières se rétablit, de telle sorte que l’on obtient à très bon compte sans fatigue pour le malade, sans risque, sous anesthésie locale, la disparition des phénomènes occlusifs (Grosset).
Certains auteurs reprochent à l’iléostomie de laisser évoluer les lésions sphacéliques dues à une bride. De tels cas sont exceptionnels et d’ailleurs rien n’empêche de faire le diagnostic et d’intervenir sur ce point.
Quant aux difficultés de la fermeture de la fistule, c’est un reproche insjustifié que de soutenir qu’elles soient insurmontables. En sorte que l’iléostomie minime reste l’intervention de choix.
3° Traitement des occlusions tardives.
Elles sont toujours mécaniques. Il faut donc avant tout, réaliser la levée de l’obstacle par une laparotomie large. Signalons ici la nécessité de bien préciser le diagnostie exact de brides au cours d'intervention, celles-ci pouront être réalisées par un appendice, un, divertieule de Meckel ou une trompe utérine.
Mais est-ce là tout le traitement? Certes non. L’iléostomie complémentaire, défendue par Delose, offre le précieux avantage d’éviter toute complication. Elle est toujours indiquée, si l’on a des doutes sur l'intégrité des anses qui ont subi le décollement, et surtout si l’on se trouve en présence d’un état général défectueux.
De même l’entérostomie évacuatrice. R. Bernard la recommande lorsque ( nous nous trouvons en présence d’un de ces abdomens monstrueux », dû à un météorisme important. Cet auteur conseille alors une incision de 2
ons
à 3 centimètres, sur une ansé intestinale en son plan déclive, grâce à laquelle peut se vider tout le grêle. Et ainsi se trouve réalisée l’évacuation rapide et totale du grêle, qui a permis à Perthès de faire baisser la mortalité de 60 à 30 p. 100. C’est donc là encore une intervention de toute première valeur dans les cas les plus désespérés. |