‹ Les odeurs de ParisChapitre 43 sur 71 · PRÈS DC PORT · texte numérisé non relu

PRÈS DC PORT

Assez, poète, assez de tragiques rebats I Et toi, musicien, assez de doubles croches! Statuaire, respecte enfin le marbre bnitl Peintre, fais enfin trêve! En paix laissez les cloches»

Puisque l'Art indigné dut soufirir yo^ bamboches. Puisque à tous vos méfaits la critique se tut. Puisque vous voilà ronds, membres de Tlnstitult Le laurier au collet et de For plein vos poches.

Taisez-vous maintenant, dormez 1 C'est bien le moins Que vous alliez mourir sans bruit et sans témoins. Et sans accabler TArt de nouvelles offenses.

0 traîtres! convaincus de lèse-miqesté.

Tous auriez, s'il était d'équitable vengeances. Un carcan immortel aux pieds de la Beauté»

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Ce n*est pas que le lion ne sache peindre aussi. Mais jamais le bourgeois ne goûta sa peinture : « C'est mal léché, dit-il; c'est trop cm, trop nature, et Et par d'autres côtés encor peu réussi»

« Le lion tombe souvent dans le tort que voici: a II peint un lion bonhomme, en tranquille posture, a Point du tout furieux, d'ordinaire stature : « Et pourtant à le voir vous demeurez transi.

a Quoi de plus faux qu'un lion bonhomme? Et de moins juste

a Qu'un petit lion qui fait transir l'homme robuste,

« Si bien que la main tremble en fouillant au carquois ?. . .

«( Le vrai peintre du lion, voyez-vous, c'est le singe ! a II le fait gros, terrible... Et sans mouiller son linge, a On peut le contempler, o Ainsi dit le bourgeois.

45 i LIVRE Tin.

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