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Pline à mon gié .'S
L'a consacré De pictorc
Sculptore Fictorc p
Si l'on n'est artiste soi-même ; On ne sauxoit judicare,
l'Envoyé de l'Année Littéraire.
« Une partie de votre premier chant »|es t employée à prouver que/vous ne travail-» 3» lez pas sur une chimère y et que la langue ?» Françoise est susceptible d'une harmonie » imitative. Je souscris aux éloges que » vous lui donnez > mais nos grands écrî- » vains l'ont bien mieux louée par leurs » chef- d'oeuvres, »
l'Auteur;
Pourquoi ne citez -vous pas ces éloges auxquels Tous souscrivez ? vous seul en savez la raison. Mais je veux réduire mon ouvrage au seul mérite grammatical , et je vous demanderai > M. le Professeur
de critique, si le Boudot , sïIDespauterc et Tricot sont inutiles , par la raison que Cicéron et Virgile ont mieux enseigné la langue latine par leurs ouvrages ?
AlKi Au coin du feu.
Si des règles du style ,
Cicéron et Virgile
Nous tiennent lieu ,
Jetions vocabulaires , "
Rudiment et grammaires ,
Bien vite au feu s
Bien vite au feu.
l'Envoyé de l'Année littéraire.
« Ce n'est pas honorer , c'est iusulter » notre langue , que de lui attribuer des » qualités frivoles. »
l'Auteur.
alte-ïà. Voici ce que j'ai dit;i
Et quelle autre sur elle auroit donc l'avantage s Elle cède à propos , ou résiste à l'usage.
Ses principes sont clairs , ses inodes sont constans» Ses accens limités , ses tropes élégant,
Chaque chose «e f état da«s ses ternie* ladres ; Gomme clic a des sors knts,elle a des sons rapides». $cs touu pleins de mollesse , ou pleins de fermeté Exhalent la douceur , ou marquent l'àprcté.
Ses pompeux sufota*ti& Raccompagnent de rimes, Ses adjectifs féconds ont tous des synonimes , Et sur la période ou les mots cadrent tons , Ses articles fretraer» répandent un four doux. Tantôt elle a du Otcc les foenes amodies »
Et taatAt du Latin les tournures hardies.
Au style figuré des peuples d'Orient , , Son style quelquefois se colore en riant; Là de l'Italien elle a les mignardises , On de f&pre Allemand les gothiques franchises. Ici espagnol fier cède à sa majesté , Et je vois l'Anglois sombre envier sa clarté.
Telles sont les qualités frivoles que j'attribue à notre langue : mais quelles qualités sérieuses doit-on attribuer à un homme <£ui fait , comme vous , profession o?en imposer à tous ses lecteurs , fardes assertionsaussi hasardées ? Le mensonge est repréhcnsible dans un professeur de critique : les conséquences en sont terribles. A genoux*
I/EntOY* DE L'ANNSJB LlTTERURX.
a Vous Eûtes à la langue françoise un
14*1 » mérite de ce qui est en elle un défaut; s» Car jamais la multitude des monosyi- -m labcs n'a été favorable à l'harmonie» »
Allons ; relevez - vous. Je n'ai jamais prétendu que la multitude des monosyllabes fût favorable à l'harmonie. Je n'ai jamais prétendu que la langue françoise fût plus féconde en monosyllabes que les autres.
Mais j'ai voulu prouver, et j'ai prouvé réellement qu'elle contient autant de monosyllabes expressifs que les autres langues*
l'Envoya de l'Année Littéraire.
ce A l'aspect de votre tirade sur le laco- » nisme de la langue françoise y je vous » l'avoue, Monsieur QUE je reste immos? bile d'étonnement. »
l'Auteur.
Je vous t avoue 9 Monsieur , QUE vous n'êtes pas le premier critique QUE des vers faits avec soin aient pétrifié.
tfENVOÏB