‹ Les œufs de Pâques [microforme]Chapitre 15 sur 17 · PP PR RADAR TO RE FREE EE G · texte numérisé non relu

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main de l'officier, et ioi- ré-onidit :: Sans doute il est. dur et pénible de souffrir les injustices des gens-qui, sans raison, sé sont fait nos ‘ennes mis ; imais. ce: qui console: dans':ui moniont, daffiction, c'est. la. certitude de subir! ces épreuves sans lesa vair provoqués. Ah! qu’on'est heureux quand on.est persécuté pour :la justice! L'idée de porter sa croix :en.. marchant sur:tes traces de Jésus-Christ adaucit l'amertume :des peines qu’on éprouve; et l’on: trouve: je ne: sais

. quel délice secret dans: les contradictions les

plus grandes. :; Si l’on me praposait dans ce moment de jouer le rôle: de Schroffeneck ou de passer, encore: quelques années dans cette vallée, je préférerais. mille fois recommenter cette, même. carrière pénible que. je viens de parcoutir, sûre d’y:trouver plus de consolations que: dans l'infâme-métier qu’il a fait, ” Le:comte confrina pär quelques paroles ce que. venait. de dire. son :épouse, et ordonna à officier d'aller rejoindre les troupes et de:les conduire dans la vallée. : Celuisci obéit à l’instant et partit. :. Alors Arno examina eudétail cette demeure. rustique. qui avait servi de retraite à Rosalinde, . Îl admira l’heureuse dis: tribution de cette petite maison, le petit jardin les poules, les lapins, caressa : le: chevreuil, et

fut, fort, surpris: d’entendre la pie d’ Edmond

articuler avec facilité plusieurs mots qu’on lui avait apris. Dans

Das üné‘chambre isolée ‘ét tranquille était couché dans an bou lit le fidèle Cunon. Dès qu’il eut appris par Eckbert Parrivée d’Arno,

-il voulut se lever pour aller réndre ses devoirs

à son ancien maître, mais sa faiblesse ne le lu permit päs : il se désolait d’être retenu ‘dans: son lit, tinais que tout le monde s’enipréssait autour de lui: Lorsque le comte entra dans sou appartement, illui tendit la main et lui demanda comment il se portait, Cunon, ‘si heureux de ce prompt dénoûment, ne répons dit que par des larmes à toutes les questions que son maître lui adressait.

- Le comte l’embrassa avec beaucoup d’affection, cé qui mit le comble à sa félicité” Le meuñier, qui avait appris ce qui venait d’arrivet à'Rosalinde, 's’einpressa d'aller offrir ‘ses: hémimages à la noble famille. Revêtu de son bel'habit bleu dés ‘dinanches; il accourut :

Arûo lui serra avec émotion la rhain, et lé remercia en attendant qu’il pût le récompériser de’tout ce qu'il avait fait pour son ‘époñse: Is passèrent tous la ‘Suirée ensemble, sou” pèrent contens et heureux.

Bientôt toute la'vallée fut dans la joie. Tout fat en nouvernént en apprenant qu'un grand seigneur venait’ d’arrivér, et que c'était l’époux de ta bonne dame. Grands'et petits se mirent sur pied pour le voir, et en un instant la maison fut entourée d’une foule de curieux:

Le comte, pour satisfaire au plaisir qu'on té: moignait de contempler ses traits, sortit avec Rosalinde et les enfaus, salua avec une tendre effusion de cœur ces braves gens, et les remercia de toutes les bontés qu’ils avaient témoignées à sa femme et à ses enfans. “ Ce n’est pas nous qui lui avons fait du bien, dirent-ils naivement et les larmes aux yeux, c’est elle au contraire qui est notre bienfaitrice ; car nous lui devons beaucoup, et nous n’oublierons jamais sa présence dans ces contrées.” Le com:

te causa long-temps avec ces bonnes gens, et parla à chacrnen particulier, et tous fureut ravis de sa bonté et de son affabilité. Pen dent que cette scène se passait sur la montagne, le bruit des trompettes annonça que les gens de la suite d’Arno, aidés du secours de quelques charbonuiers, étaient parvenus à se frayer une route dans la vallée. Quelques instans apiès, on vit en effet une foule de no: bles chevaliers montés sur de superbes coursiers tout brillans d’or et d’acier, s’avancer en bon ordre et la lauce haute entre deux chaînes de montagnes. (C'était un spectacle ravissant que celui de ces vaillans guerriers couverts d’armes sur lesquelles la lune venait réfléchir sa clarté, et auxquels la sombre verdure des sapins semblait donner encore plus té A la vue de l’épouse d’Arno, l'air retentit de cris

d’allégresse : les charbonniers y joigairent

tés avec ndre mermoi n’est nt-ils le au nous 8 ja- COM 18, et ureut Pen< nontae les rs de à s6 s\ques e nos courer er aines issant uverts héchir des t. À le cris

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leurs voix, les enfans battirent des mains, l’écho de la forêt répétait ces élans d’une joie si pure, l'ivresse était à son comole. Ah ! que Rosalinde devait être heureuse à l'aspect de ces démonstrations unanimes ! que son cœur devait battre avec force en songeant aux maux qu’elle avait soufferts et en comparant l’enthousiagme de ce moment !

* Arno passa plusieurs jours dans cette vallée champêtre. La veille du jour où il se proposait de la quitter avec son épouse et ses enfans, avec Cunon et les gens de sa suite, il invita à un graud souper tous les habitaus dela vallée. Le meunier et les charbonniers furent placés à table entre les chevaliers et les écuyers. La table était bien chargée de mets, et ces costumes si variés produisirent un singulier effet. A la fin du repas, le comte offrit des présens à tous ses convives, et particulièrement au meunier. Marthe fut attachée au service de Rosalinde. La mère et la famille du bon Fridojin ne furent pas oubliées. Le noble Arno mit le comble à ses largesses en annonçant aux enfans des charbonniers qu’il allait faire une petite fondation pour perpétuer le souvenir du séjour de son épouse au milieu de ces bonnes gens. Chaque année‘aux fêtes de[Pâques on devait leur distribuer des œufs de diverses couleurs avec des divises. ‘ Et, dit la comtesse, j'introduirai le même usage dans toutes

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les terres de rotre domaine en mémoirs de ma délivrance.” Ces œufs prirent dès-Jors.le nom d'œufs de Pâques, et petit à petit on adopta cela dans. Wars pays.

Les habitans des autres contrées qui imitè.

rent par suite cet usage, disaient : «‘ L’heureu-

se délivrance de la comtesse, ainsi que. celle, de l’écuyer, ne nous intéressent, il est vrai, que.

d’une manière. indirecte, et ne sont point un motif pour en célébrer tousiles ans la mémoire par une fête ; mais les œufs rouges rappelleront à nos enfans le souvenir d’une délivrance bien plus auguste qui. s’est accomplie dans le temps, et dont les heureux effets se font sentir sur nous d’une manière plus frappante. . Le

jour de Pâques est le jour où notre divin Sau-.

veur nous a délivrés du péché, deja mort et de Venfer, en ressuscitant trois jours. après avoir été mis à mort par les Juifs. Cette fête est donc la fête de notre véritable délivrance, et nous entrons parfaitement dans les vues de Jésus-Christ, en cherchant à faire plaisir aux enfans par le don d’un objet qui leur retrace cette grande ‘solennité. La charité, qui aime à se Sâter envers les grands comme envers les petits, est la base de sa sainte. relie gion, le sommaire de la loi, et le véritable carac=

tère auquel il rcconnaît ses adorateurs. L’ usage

de donner les œufs de Pâques aux enfaus peut

aussi servir de leçon aux parens et à tous les

chrétishs, eu leur retraçant l’immensité de l’amour de Dieu pour les hommes : il est un gage de ses bontés et de ses miséricordes : c’est

vérité elle-même qui l’a dit : ‘ Où se trouve-t-il parmi vous on père qui donne un scorpion à son fils lui demandant ua œuf ? ”

Si donc vous, qui êtes si enclins au mal, vous:

savez faire des dons utiles à vos enfans, à bien plus forte raison votre Père qui est au ciel donnerait-il, à ceux qui l’en supplient, le plus

précieux de tous les biens, sun esprit et un.

cœur droit, qui provoque en eux la volonté de faire le bien et de parvenir par l’accomplisse-

ment de sa loi au bonheur éternel, objet des.

vœux de tout éœur chrétien.”

Se ne

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