‹ Les œuvres, augmentées d'un grand nombre de ses compositions nouvelles par ci-devant non impriméesChapitre 108 sur 355 · Je sais trop bien faire pour que tu puisses lutter · texte numérisé non relu

Je sais trop bien faire pour que tu puisses lutter

Plus plaisant à veoir que tu n'es, Mais non pas du tout si punais.

Il avoit bien tes yeulx de rane ^ Et si estoit filz d'un Marrane,^ Comme tu es au demeurant , Ainsi védeP et ignorant, Sinon qu'il sçavoit mieulx limer Les vers qu'il faisoit imprimer.

Tu penses que c'est celluy là Qui au lict de monsieur alla , Et feit de sa bourse mitaine. '' Et va , va ; ta fiebvre quartaine ! '" Comparer ne t'y veulx, ne doy :

Il valloit mieulx cent foys que toy.

Mais viença, qui t'a meu à dire Mal de mon maistre en si grand ire?

Vrayement il me vient souvenir Qu'un jour vers luy te vey venir Pour un chant royal luy monstrer; Et le prias de l'accoustrer , Car il ne valloit pas un œuf.

Quand il l'eust refaict tout de neuf, A Rouen en gaignas, povre homme.

D'argent quelque petite somme Qui bien à propos te survint , Pour la vérolle qui te vint.

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