‹ Les œuvres, augmentées d'un grand nombre de ses compositions nouvelles par ci-devant non impriméesChapitre 109 sur 355 · Juron usité. Que ta fièvre quartaine t'emporte · texte numérisé non relu

Juron usité. Que ta fièvre quartaine t'emporte

ÉPITRES. i19

Mais pour un sueur, ^ quand j'y pense, Tu en rends froide récompense.

Il semble, pourtant, en ton livre.

Qu'en le faisant tu fusses ivre; Car tu ne sceuz tant marmonner,^ Qu'un nom tu luy sceusses donner.

Si n'a-il couplet, vers, n'épistre.

Qui vaille seulement le tiltre.^

Dont ne sois glorieux , ne rogue , Car tu le grippas au prologue* De l'Adolescence ,^ à mon maistre ; Et qu'on lise à dextre, ou senestre, On trouvera,*^ bien je le sçay.

Ce petit mot de Coup d'Essay ,' Ou coups d'essay, que je ne mente.

0 la sotie véhémente!

A peine sera jamais crainct De combatant, qui est contrainct D'emprunter, quand vient aux alarmes. De son adversaire les armes.

Ha, rustre, tu ne pensoys pas Que jamais il deust faire un pas Dedans la France!* tu pensois

1. Pour un homme habitué à suer. La surie, comme on disoit alors, la suée, étoit en effet le remède employé pour guérir la maladie dont il vient d'être question.

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