‹ Les œuvres, augmentées d'un grand nombre de ses compositions nouvelles par ci-devant non impriméesChapitre 129 sur 355 · Dans sa tête · texte numérisé non relu

Dans sa tête

Tant bien sçavoit en seurté confermer Tout le bestail de toute la contrée ; Tant bien sçavoit son parc clorre et fermer Qu'on n'a point veu les loups y faire entrée.

Tant a de foys sa prudence monstrée Contre le temps obscur et pluvieux Que France n'a, long temps a, rencontrée Telle bergère, au rapport des plus vieulx.

Adieu, Loyse, adieu, en larmes d'ieux,^ Adieu le corps qui la terre décore. »

En ce disant s'en vont nymphes et dieux. Chantez, mes vers, chantez douleur encore!

Rien n'est ça bas^ qui ceste mort ignore : Coignac s'en coigne en sa poictrine blesme, Rommorantin la perte remémore, Anjou faict jou,^ Angolesme est de mesme.

Amboyse en boit une amertume extresme; Le Meine en maine ung lamentable bruict; La povre Touvre , arrousant Angolesme , A son pavé de truites tout destruict.

Et sur son eau chantent de jour et nuyct Les cignes blancs, dont toute elle est couverte,

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