Dont j'ai entrepris de chanter les louanges
Non, pour certain, que d'en parler me lasse, Mais tu as tort que tu ne la gémys.*
Et toy, Thénot, qui à plourer t'es mys En m'escoutant parler de la tresbonne, Délivre-moy le chalumeau promis, A celle fin qu'en concluant la sonne ;-
Et que du son rende grâces et donne Louange aux dieux des haultz montz et des plains, Si haultement que ce val en résonne.
Cessez mes vers, cessez icy vos plaindz.
THÉNOT
0 franc pasteur, combien tes vers sont pleins De grand doulceur et de grande amertume! Le chant me plaist, et mon cueur tu contrains A se douloir plus qu'il n'a de coustume.
Quand tout est dict,^ Melpoméné allume* Ton stille doulx à tristement chanter; Oultre, il n'est cueur, et fust-"ce un cueur d'enclume, Que ce propos ne feist bien lamenter.
Parquoy, Colin, sans flatter, ne vanter, Non seulement le bon flageol mérites, Ains devroit-on chappeau te présenter De vert laurier, pour choses tant bien dictes.
1 . Mais parce que tu as tort de ne pas géinir sur elle. i. Je sonne, en finissant, un air à son honneur. 3. En résumé.
i. Inspire.
i48 ŒUVRES l)K CLÉMENT MAROT.
Sus, graiis taureaux et vous brebis petites, Allez au tect,* assez avez brousté ; Puis le soleil tombe en ces bas limites. Et la nuict vient devers l'autre costé.