‹ Les œuvres, augmentées d'un grand nombre de ses compositions nouvelles par ci-devant non impriméesChapitre 71 sur 355 · Du retour · texte numérisé non relu

Du retour

■i. Le cardinal de Lorraine et lo duc do Guise.

Me pliègeront.^ Je les pense si fermes Qu'ilz ne fauldront pour moy à l'ung des termes. - Je sçay assez que vous n'avez pas peur Que je m'enfuye, ou que je sois trompeur; Mais il faict bon asseurer ce qu'on preste. Brief, vostre paye, ainsi que je l'arreste, Est aussi seure, advenant mon trespas, Comme advenant que je ne meure pas.

Advisez donc si vous avez désir De rien prester, vous me ferez plaisir; Car, puis ung peu, j'ay basty à Clément, Là où j'ay faict ung grand desboursement , Et à Marot,^ qui est ung peu plus loing; Tout tumbera, qui n'en aura le soing.* A^oilà le poinct principal de ma lettre; Vous sçavez tout, il n'y fault plus rien mettre. Rien mettre, las! Certes et si feray, Et ce faisant, mon stile j'enfleray, Disant : 0 roy, amoureux des neufz Muses, Roy en qui sont leurs sciences infuses, Roy, plus que Mars, d'honneur environné, Roy le plus roy qui fut oncq couronné, Dieu tout puissant te doint, pour l'estréner, Les quatre coings du monde gouverner, Tant pour le bien de la ronde machine, Que pour autant que sur tous en es digne!

i. Cautionneront.

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