‹ Les œuvres, augmentées d'un grand nombre de ses compositions nouvelles par ci-devant non impriméesChapitre 73 sur 355 · A UNG SIEN AMY. SUR CE PROPOS · texte numérisé non relu

A UNG SIEN AMY. SUR CE PROPOS

Puis que le roy a désir de me faire A ce besoing quelcque gracieux prest, J'en suis content, car j'en ay bien affaire, Et de signer ne fuz oncques si prest.

Parquoy vous pry sçavoir de combien c'est Qu'il veult cédulle, affîn qu'il se contente. Je la feray tant seure, si Dieu plaist, Qu'il n'y perdra que l'argent et l'attente.

AU ROV,

Non que par moy soit arrogance prinse, Non que ce soit par curieuse emprinse ^ D'escrire au Roy, pour tout cela ma plume D'ardant désir de voiler ne s'allume.

Mon juste dueil seulement l'a contraincte De faire à vous, et non de vous, complaincte. Il vous a pieu , sire , de pleine grâce , Bien commander qu'on me meit en la place Du père mien, vostre serf humble mort; Mais la fortune, où luy plaist, rit et mord. Mors elle m'a, et ne m'a voulu rire, Ne mon nom faire en voz papiers escrire; L' Estât est faict, les personnes rengées, Le parc est clos et les brebis logées Toutes, fors moy le moindre du troupeau Qui n'a toyson, ne laine sur la peau.

Si ^ ne peult pas grand los Fortune acquerre , Quand elle meine aux plus foybles la guerre; Las, pourquoy donc à mon bon heur s'oppose? Certes mon cas pendoit à peu de chose,

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