‹ Les œuvres de Hugues de Saint-VictorChapitre 3 sur 39 · VIII AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

VIII AVANT-PROPOS

les soins de l'abbé Gikluin (1). Mais que contenaient ces quatre volumes? Telle est la question que nous avons entrepris de résoudre. L'entreprise est-elle téméraire ? Elle l'est sans doute, et c'est là ce qui nous la fait tenter. Assez de gens fréquentent les chemins battus. Qu'on taxe d'imprudents ceux qui s'en écartent; ils ne s'en offensent guère, persuadés qu'ils ne sont pas inutiles.

Il est bien entendu que ce travail est simplement bibliographique. Nous avons dit ailleurs notre sentiment sur la doctrine qui fut toujours dominante à Saint-Victor, doctrine assurément très respectable, que nous respectons, mais que nous sommes loin de professer. Si l'occasion nous est offerte d'en éclaircir des points obscurs, nous ne la fuirons pas, mais, si cela nous conduit à présenter quelque observation critique sur les illusions communes à tout mysticisme, nous nous hâterons de passer outre. Satis estphilosophatum, comme dit Plante; nous avons assez discouru sur les thèses diverses des philosophes scolastiques; c'est tout autre chose que nous avons à faire ici.

La dernière édition des Œuvres de Hugues a

(i; Coxe, Calai cod. Oxon.. i. II, Merlon, p. 33.

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