‹ Les œuvres de Hugues de Saint-VictorChapitre 2 sur 39 · AVANT-PROPOS VU · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS VU

Depuis le seizième siècle, on a vu paraître sept éditions différentes de ses Œuvres, à Paris, à Venise, à Mayence, à Cologne et à Rouen, et, quoi qu'elles forment un recueil considérable, elles ne sont pas complètes. Mais ces écrits si divers, et ceux que l'on a tant de fois imprimés, et ceux dont on ne possède encore que des copies manuscrites, sont-ils légitimement attribués au chanoine de Saint- Victor ? C'est une question que l'on a déjà plusieurs fois discutée, et, si la controverse a dissipé quelques nuages, elle en a formé d'autres. Tel est le nombre des attributions aujourd'hui contestées, qu'on est enclin à les tenir toutes pour douteuses, et qu'on n'ose plus alléguer sur aucun point l'autorité de ce docteur. On ne peut, néanmoins, demeurer dans cette incertitude. On a dit souvent de l'école de Saint- Victor qu'elle avait été, dans un temps très difficile pour les âmes pieuses, la citadelle de la tradition contre l'esprit de nouveauté. En effet ce fut bien là ce qu'elle fut. Il importe donc de connaître et de bien connaître le fondateur de cette école, l'illustre maître de si nombreux et si fidèles disciples. A la fin d'un catalogue imparfait de ses œuvres qu'on lit dans le no 49 du collège Merton, à Oxford, il est dit qu'elles furent toutes réunies en quatre volumes après sa mort, par

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