‹ Les œuvres de Hugues de Saint-VictorChapitre 5 sur 39 · I. De Scripturis et scriptoribus sacris PraBnotatiunculœ · texte numérisé non relu

I. De Scripturis et scriptoribus sacris PraBnotatiunculœ

C'est une introduction à l'étude de l'Écriture sainte. Personne ne la conteste au chanoine de Saint- Victor. Cependant nous ne pouvons passer outre sans adresser aux éditeurs une légère réprimande. L'ouvrage qu'ils ont publié sous ce titre se compose de dix-huit chapitres, et nous en avons retrouvé six dans un autre écrit, non moins authentique, du même docteur. Ainsi le chapitre vi des Praenotatiunculx est, sans aucun changement, dans l'édition de 1854 comme dans celle de 1648, le chapitre ii du quatrième livre du Dldascallcon, le chapitre vu est le chapitre m du

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même livre, le chapitre viii un extrait ilu chapitre iv, le chapitre ix un extrait du chapitre v; enfin le chapitre X et le chapitre xi des Pr.rnotatiunculx forment, dans le quatrième livre du Didascalicon, les chapitres VI et VII. Oue l'on retranche ces six chapitres, qui font double emploi, et les Prxnotatiunculx, sans devenir un écrit parfaitement méthodique, auront, du moins, quelque ordre, (juclque suite. Il est vraisemblable que le chanoine de Saint-Victor avait ainsi composé cet opuscule, comme devant être la préface de ses gloses littérales sur les deux Testaments; mais, plus tard, un copiste aura cru devoir rapprocher divers fragments du même auteur sur la même matière, et de la sorte six chapitres du D'idascalicon auront été joints aux Prxnotatiunculx, sans aucun égard pour l'économie de ce dernier livre. On remarque • souvent, dans les manuscrits, des interpolations de ce genre, et quelquefois même on y voit réunis, sous un titre ancien ou sous un titre nouveau, des extraits d'auteurs différents. La plupart des copies étant faites par des professeurs, par des écoliers, ou pour leur usage, ceux-ci s'inquiétaient moins de la provenance que du fond des choses. Les éditeurs des œuvres du Victorin devaient y prendre garde. Si pourtant nous ne pouvons ne pas leur reprocher d'avoir deux fois publié le même texte, nous ne voulons pas leur adresser ce premier reproche sur un ton trop sévère. Hugues de Saint-Victor a lui-même assez souvent, nous en avons acquis la preuve, reproduit, en des écrits postérieurs, des fragments plus ou moins considérables de ses écrits précédents. C'est là ce que

les éditeurs ont peut-être constaté comme nous, et ce qui les aura trompés sur l'origine de beaucoup d'autres répétitions qui certainement ne lui sont pas imputables.

Faisant un emprunt au quatrième chapitre de ce discours préliminaire, Thomas d'Irlande l'intitule Tractatics de scrlpturis sacris (1). PrxnotaUunculx, cela va sans dire, est un titre moderne. Le mot n'appartient pas plus au moyen âge qu'à l'antiquité.

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