XV. De modo orandi
G^esl le même traité qui, dans les manuscrits, est encore intitulé De viriute orandi, De virtute orationis^ De studio orandi, De oratione, De modo et virtute orandi, De virtute et génère orandi. Tous les manuscrits ne débutent pas non plus de même. Avec le prologue, ils commencent par Domino et patri Th. H. Munusculum hoc dilectionis mex ea, vos precor, benignitate suscipite (3) ; sans le prologue, par Quo studio et quo affectu a nobis orandus sit Deus (4). Vincent de Beauvais, Jean de Saint- Victor, Jean de Tritenheim, l'auteur d'une compilation anonyme que contient le n® 1142 de la Bibliothèque nationale (5), tout le monde est d'accord pour attribuer cet écrit à notre chanoine et cette attribution n'est contredite par aucun copiste. Il a été publié pour la première fois, par Josse Glichtoue, chez
(1) Notamment dans Fédit. de 1690, t. II, col. 389. (2)Edit. del650, p. 349.
(3) No« 2632, 2566, 14303. 14506, 15065, 15174, 15315, 15692, 15988 de la Biblioth. nation; 953 de la Mazarine ; 360 et 361 de Douai; 2560 de Munich, etc., etc.
(4) No* 4581, 2527, 3769, 13422, 16089 de la Bibliothèque nationale ; 1105 de la Mazarine ; 37 de Valenciennes; 519 de Tours; 409 des Cod. Laud, miscelL, à la Bodleienne, etc., etc.
(5) Au feuillet 119 verso : ce Oemum fuit Hugo de Sancto Yictore, cujus sunt haec ; Quo studio et quo alTectu a nobls orandus sit Deus, etc., etc. »
Henri Estîenne, en 1506. Les auteurs àe T Histoire littéraire le goûtent peu, et nous n^en ferons pas un grand éloge. Ce n'est pas qu'il nous semble négligé ; il porte, au contraire, les marques évidentes d'un travail soutenu. Mais pourquoi tant discourir sur les modes de la prière, sur la captation, Tinsinuation et tous les autres artifices du genre oratoire, quand il s'agit d'enseigner à prier un Dieu qui ne peut être ni trompé ni séduit ? La leçon devait être beaucoup plus courte. Aussi l'a-t-on abrégée, même au temps de l'auteur. C'est un de ces abrégés que contient le n*» 16369 de la Bibliothèque nationale.