‹ Les œuvres de Monsieur de VoitureChapitre 77 sur 229 · A MONSEIGNEVR LETTRE CI · texte numérisé non relu

A MONSEIGNEVR LETTRE CI

Moxseignevb,

Quand vous seriez sorty de Paris, pour vne occasion qui vous cust esté agréable, et qui eust importé à vos plaisirs, ou à vostre gloire ; ie croy que ie n’eusse pas laissé d’en estre marry, et de

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LETfRES

m’opposer en cela à vos interesls. Mais vostre éloignement ayant eu vne cause si mal-heureuse, et si estrange que celle qu’il a : ie puis dire qu’il ne pouuoit rien arriuer qui m’affligeast dauantage : et que la Fortune ne pouuoit rien faire qui me parust plus injuste, ni plus difficile à souflrir. Puis que cela a icy troublé les plaisirs de tout le monde, et que ce desastre a esté sensible à tant de gens qui vous sont moins obligez que moy : ie pense , Monseigneur, que vous me faites bien l'honneur de ne douter pas, que ie n’en aye tout le ressentiment que ie dois, et qu’il n’estoit pas besoin que ie vous l’écriuisse pour vous le faire croire. Neantmoins, j’ay cn'i qu’il estoit de mou deuoii, de vous en rendre ce tesmoignage ; et il m’a semblé que ie receurois quelque soulagement, de vous asseurer, qu’il n’y a personne au monde qui prenne plus de part à vos plaisirs, ni qui soit plus véritablement que moy,

Vosfre, etc.

A MONSIEVR

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