RÉUNION PROTESTANTE DE CHARITÉ
M. le pasteur Alhanase Coqucrcl fils, fondateur de cette œuvre, avait été appelé, de Nimes à Paris, au commencément de 1848, comme aumônier du lycée Henri IV et du collège municipal Chaptal. Un peu plus tard il joignait à ces fonctions celles de suffragant de M. le pasteur Martin- Paschoud et, en cette qualité, se trouvait investi de toutes les fonctions d'un pasteur en titre.
Au mois de lévrier 18G2, désireux de rester en relations avec les jeunes gens et les jeunes filles qui avaient suivi ses instructions religieuses et qu'il avait introduits dans l'Eglise par la première communion, désireux de continuer à exercer sur toute cette jeunesse une influence religieuse, en l'initiant à la pratique de la charité, il fondait une association de bienfaisance qui prit le nom de Société des catéchumènes. Les jeunes gens collectaient pour la Société; les jeunes filles et leurs mères s'assemblaient, une fois par mois, pour confectionner des vêtements pour les pauvres- Deux Comités, l'un de dames, l'autre de messieurs, présidaient à la distribution des secours. En 1868, voulant accroître ses ressources, la Société organisa une première Vente de charité qui produisit 20,256 fr. 71 c.
A la même époque il existait à Paris une Association de propagande, l'Union protestante libérale, qui avait organisé en divers quartiers, notamment dans le faubourg Saint-Antoine, des Comités de charité. Au moment de la guerre et du siège de Paris (1870-71), ces Comités et la Société des catéchumènes s'unirent pour organiser, sous la direction de M. Ath. Coquerel fils, une ambulance mobile disposant de I \ voitures qui se montra sur tous les champs de bataille du Siège et de la Commune, et 4 ambulances sédentaires, qui comptaient ensemble 83 lits, et secoururent des centaines de blessés.
Au retour de la paix, l'Union protestante libérale ayant disparu, ses Comités de charité et la Société des catéchumènes fusionnèrent définitivement et de leur union naquit, à la date du 1er janvier 1872, la Réunion protestante de charité dont M. Coquerel fils resta président jusqu'à son décès (24 juillet 1875). Elle n'a
ORPHELINATS
fait depuis 1872 que grandir. En 1889, à l'Exposition universelle de Paris, elle obtenait la médaille d'or. Le 26 janvier 1891 elle était reconnue comme établissement d'utilité publique, par décret du président de la République.
Nous ne saurions mentionner les noms de tous les amis dont le dévouement a assuré la prospérité de l'œuvre. Citons cependant le nom de feu Mmc Gabriel Odier, présidente du Comité de l'Orphelinat de fdles, et surtouteelui de la présidente du Comité des dames de la Société biblique protestante de Paris, Mmc Thuret, si connue pour son inaltérable dévouement aux œuvres du protestantisme et qui, jusqu'à son dernier jour, n'a cessé d'accorder à la Réunion de charité le concours le plus généreux et le plus efficace.
Dirigée par un Conseil d'administration composé de vingt personnes élues par l'assemblée générale, et qui a choisi pour président
M. Etienne Coquerel, la Réunion comprend aujourd'hui les œuvres et les institutions suivantes :
MADAME TlllKEf
Comités de secours.
Ces Comités sont au nombre de deux : Comité de dames (présidente : Mrac Jean Dollfus); Comité de messieurs (président : M. Etienne Coquerel). Ils se réunissent une fois par mois, durant l'année entière. Aux vieillards, aux infirmes, aux enfants orphelins ou abandonnés, ils accordent des secours réguliers, paves chaque mois; aux indigents valides, ils accordent des secours en nature, surtout des vêtements.