‹ Les œuvres du protestantisme français au XIXe siècleChapitre 148 sur 326 · ŒUVRES DE CM. MUTE · texte numérisé non relu

ŒUVRES DE CM. MUTE

Deux réunions de couture ont lieu, l'une pour les quartiers situés sur la rive droite de la Seine, l'autre pour ceux de la rive gauche, une fois par mois, sauf durant les vacances. Les dames et demoiselles qui font partie de la Réunion s'y rassemblent pour confectionner les vêtements que les Comités distribuent ensuite . lue lois par an, durant la deuxième quinzaine de décembre, elles organisent une Vente de charité qui fournit à la Réunion d'importantes ressources.

En vingt années ( J 872 à l<S(.)l inclusivement) les deux Comités de secours, dont la caisse est commune, ont dépensé 070,187 fr. 77 c, et distribué environ l.'),000 objets de vêtement.

Orphelinat Athanase-Coquerel fils.

La guerre franco-allemande, les deux sièges de Paris avaient fait un grand nombre d'orphelins. Dès l'année 1870, M. le pasteur Ath. Coquercl fils ouvrait,

pour quelques-uns d'entre eux, un Asile rue Richard-Lenoir, 17 (faubourg Saint-Antoine). Les enfants y étaient reçus sans distinction de culte, mais les protestants de préférence, depuis sept ans jusqu'à quinze. Un instituteur y était attaché. L'établissement pouvait recevoir 30 élèves, sans compter les externes. En 1881, il était transféré avenue Philippe- Auguste, 84, dans un vaste immeuble construit pour lui par une Société civile que présidait M"10 Dorian, veuve d'un des ministres de la Défense nationale, en 1870. Il compta alors jusqu'à 100 pensionnaires. La santé de Mme Dorian (décédée le 6 mai 1890) l'ayant obligée à se retirer, la Société civile décida de se dissoudre et céda l'immeuble à la Ville de Paris, qui en fut mise en possession le I" janvier 188G. L'année suivante l'Orphelinat était reconstitué à Yélixv (Seineet-Oise), grâce au zèle et au dévouement de la présidente du Comité, MUe Le Cœur (décédée le 3 janvier 1893). Il y occupe une maison commode et vaste, dans une propriété plantée, close de murs et d'une superficie d'un

MADEMOISELLE LE CŒIK

ORPHELINATS

hectare. Assez voisin de Paris pour que la surveillance du Comité s'exerce sans peine, Vélizy est situé sur un plateau élevé et salubrc, et les orphelins, enfants de la rue et de la misère, qui y arrivent le plus souvent chétifs et malingres, y reprennent force et santé au grand air de la campagne. Le Comité, profitant du vaste espace dont il dispose, fait faire aux plus âgés des 22 élèves de rétablissement l'apprentissage de jardiniers.

En vingt-deux années (1870 à 1891) l'Orphelinat de garçons a dépensé 501,071 fr. 65 c.

La présidente du Comité est Mme Fouqué.

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