MONTBÉLÏARD — ORPHELINAT DE LA CROIX-D'OR
Cette « maison de charité » dite « de la Croix-d'Or » est due à un riche négociant montbéliardais du xvin0 siècle, Pierre-Joseph Beurnier, qui, désireux de faire quelque chose pour les enfants pauvres de sa ville natale, leur laissa sa maison par un acte notarié du 16 décembre 1769. Par ce testament, il donnait, en outre de sa maison, une somme de 40,000 livres dont les intérêts devaient servir à « nourrir, habiller, entretenir et faire travailler 6 garçons et 6 fdles de la classe indigente ». Cet établissement, souvent menacé, notamment en 1793, a gardé jusqu'à nos jours sa destination première. Il ne reçoit cependant que des filles. Il est dirigé depuis 1864 par deux diaconesses. La maison de la Croixd'Or jouit actuellement d'un revenu de 5 à 6,000 fr. Grâce aux soins dont sont entourées les jeunes orphelines, cet établissement, qui en reçoit souvent plus de 12, rend et rendra longtemps encore de grands services aux orphelines de l'Eglise de Montbéliard. Pierre-Joseph Beurnier a eu une heureuse pensée quand
ŒUVRES DE CHARITÉ
il s'est démis de sa maison pour en « revêtir les pauvres » de la religion protestante évangélique.
John Viénot.