‹ Les œuvres du protestantisme français au XIXe siècleChapitre 159 sur 326 · NIMES — MAISON DES ORPHELINES PROTESTANTES DU GARD · texte numérisé non relu

NIMES — MAISON DES ORPHELINES PROTESTANTES DU GARD

Un Comité, plaeé sous la présidence de M"1C Guizot, mère de l'ancien ministre, se réunit en 1822 pour aviser au moyen do recueillir, adopter et arracher aux dangers de l'isolement et de la misère les jeunes filles orphelines du Gard.

L'opinion publique accueillit ce projet avec laveur; les fonds nécessaires aux irais de premier établissement lurent bientôt réunis et la Maison des orphelines protestantes du Gard fut fondée.

Le baron de Daunant acquit, en 1826, au nom du Comité, la maison de Paul Rabaut, le fidèle pasteur de nos Eglises du Désert, et le souvenir glorieux du passé fut ainsi associé à l'œuvre modeste, mais utile, que des temps plus favorables permettaient de développer en toute liberté.

C'est dans cet immeuble, restauré et agrandi, que se trouvent encore les orphelines. Cette Maison, offerte à Paul Rabaut par les fidèles de l'Eglise de ÏXimes comme gage de leur dévouement et de leur affection, conserve pieusement les restes de l'apôtre des Cévennes. — Sa tombe, restaurée en 1882, est recouverte d'une modeste pierre sur laquelle on a gravé, avec la date de sa naissance et celle de sa mort, ces paroles qui résument sa vie et son ministère : // se repose de ses travaux et ses œuvres le suivent. Deux tables de pierre dressées contre les murs rappellent le beau témoignage rendu à Rabaut par le Consistoire de Nimes, le 6 octobre 1785, et des extraits de ses sermons et de ses lettres.

L'œuvre du Comité reçut une consécration nouvelle par l'ordonnance du 28 mai 1832, qui reconnut la Maison comme établissement d'utilité publique, ce qui lui permit de poursuivre avec plus de force sa mission de charité. La Maison des orphelines entretient en moyenne 50 élèves internes et soutient 10 jeunes filles, ayant perdu leur père, élevées dans leur famille à l'aide d'un secours mensuel de 7 fr. donné à la mère.

Les ressources de la Maison proviennent des dons et collectes et des subventions accordées par le Conseil général et le Conseil municipal.

Les frais d'entretien s'élèvent à 250 fr. par enfant. Les orphelines sont

Page 1