‹ Les œuvres du protestantisme français au XIXe siècleChapitre 161 sur 326 · ORLÉANS — ORPHELINAT DE JELXES FILLES PROTESTANTES · texte numérisé non relu

ORLÉANS — ORPHELINAT DE JELXES FILLES PROTESTANTES

L'œuvre des orphelines protestantes d'Orléans a été fondée en 1841, par le pasteur Rosselloty, aidé de quelques laïques pieux, au nombre desquels nous devons citer M. André- Walther et M. Fousset-Musson.

M. Rosselloty appartenait à cette forte génération de pasteurs du Réveil, à laquelle nous devons la fondation de nombre d'œuvres de charité ou d'évangélisation. Pasteur d'une Eglise qui venait à peine d'être reconstituée, il était surtout frappé du danger que couraient dans toute la région, au point de^vue

religieux, les enfants des protestants disséminés, auxquels les parents venaient à manquer, el qui étaient recueillis dans les établissements religieux catholiques. Cette fondation répondait si bien à un besoin, que, fondée avec quelques enfants, elle prit de suite une grande extension et recueillit à la fois jusqu'à 120 jeunes fdles, de cinq à dix-huit ans. D'abord dirigée par des laïques pieuses, la maison Test depuis plus de vingt-cinq ans par des diaconesses de Paris,

aidées par une institutrice laïque qui tient l'école. Les enfants reçoivent une bonne instruction primaire qui leur permet d'être reçues à l'examen du certifieat d'études. Leur instruction religieuse est confiée au pasteur de l'Eglise d'Orléans qui les reçoit à la communion.

Elles sortent de rétablissement à l'âge de seize ans ; plusieurs sont rendues aux parents qui leur restent ; d'autres sont placées comme domestiques en France ou en pays étrangers, comme gouvernantes de jeunes enfants.

Le cinquantenaire de l'œuvre a été célébré il y a deux ans, en présence de deux des membres fondateurs, M. le pasteur Cadier, président du Consistoire d'Orm. rosselloty thez, alors pasteur à Patay, et

Mmc Fousset-Musson, belle-sœur de M. le pasteur Rosselloty. Les enfants et petits-enfants de M. Rosselloty, la veuve et les enfants de M. Jalaguicr, qui pendant plusieurs années a soutenu l'Orphelinat comme agent, par son activité à organiser les collectes, y assistaient .

Outre les orphelines de la région, la maison reçoit des enfants de toute la France; plus d'un tiers vient de Paris. Le prix de la pension est de 200 fr. par an. Un certain nombre d'enfants sont recues"Watuitement.

ORPHELINATS !)!•] FILLES

L'œuvre des orphelines est soutenue par des dons et collectes, et a un budget de 20,000 fr. environ. La dépense par jour de chaque enfant est de 90 c. environ.

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