‹ Les œuvres du protestantisme français au XIXe siècleChapitre 162 sur 326 · PARIS — PENSIONNAT DE JEUNES FILLES DE L'EGLISE REFORMEE · texte numérisé non relu

PARIS — PENSIONNAT DE JEUNES FILLES DE L'EGLISE REFORMEE

Notre Église sortait à peine des longues souffrances causées par la révocation de l'Edit de Nantes, et des grandes crises de la Révolution et du premier Empire, quand se formèrent successivement autour d'elle les œuvres qui devaient faire sentir son influence et manifester sa vie.

Les Associations de charité, la Société biblique, la Société des Missions, les écoles protestantes dites « du Passage Pecquet », et fondées par MM. Delessert, fonctionnèrent dès les premières années de la Restauration.

L'école des fdles était surveillée par un Comité de dames. L'une d'elles, Mrao André-Rivet, eut la touchante pensée d'ouvrir un pensionnat dans le voisinage de l'école qu'elle surveillait, pour y recueillir celles des petites fdles qui

se trouvaient abandonnées ou exposées au vice et aux mauvais exemples. Dans ce but, elle réunit un Comité composé de : Mmcs Grivel, Renouard, la duchesse de Rroglie, la baronne Hottinguer, la baronne de Neuflize, Mme Jules Mallet, la comtesse Pclet, et, un peu plus tard, M"c de Chabaud-La-Tour.

Ces dames entourèrent les enfants qu'elles avaient recueillies d'une sur-

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