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PARIS — ORPHELINAT DE JEUNES FILLES DE PLAISANCE

L'Orphelinat de Plaisance a été fondé en 1855 par M. le pasteur et Mme Henry Paumier pour des jeunes filles pauvres, orphelines ou abandonnées. D'abord simple patronage établi dans une maison louée à Vaugirard, puis transporté dans une maison plus vaste, rue du Transit, sous la direction de Mmc Bernard, il a été installé définitivement dans sa demeure actuelle, 63, rue Pernety, en juin 1864. Un vaste terrain de 1,500 mètres avait été acheté, grâce aux dons des dames du Comité, et au généreux concours des dames patronnesses et de deux concerts donnés au Cirque d'Hiver; la maison nouvelle, bâtie exprès, était donnée à l'œuvre par les fondateurs. Nos orphelines ont trouvé dans cet asile les conditions d'air et d'espace si nécessaires à leur santé.

En 1883, une aile nouvelle a été ajoutée et a doté la maison, en sus du réfectoire et de la salle d'étude, d'un grand préau couvert, bien précieux dans les mauvais jours.

En 1867, lors d'un concours organisé par la Société de patronage des apprentis, l'Orphelinat a obtenu une médaille d'argent.

En 1870, il a été reconnu comme établissement d'utilité publique.

L'Orphelinat de Plaisance peut recevoir 60 jeunes filles; elles entrent à partir de six ans et restent jusqu'à leur première communion, vers quatorze ou quinze ans. Elles reçoivent dans la maison une complète et solide instruction

ORPHELINATS DE FILLES

primaire se terminant au certificat d'études. Elles sont initiées aux soins du ménage et à la couture, à laquelle elles consacrent deux heures par jour, sous la surveillance maternelle de la directrice, Mine Baudouin, aidée par une institutrice brevetée, M,nc Lavallez, et une lingère, M'"" Deshayes. Un Comité de dames seconde le pasteur pour la direction générale et la surveillance de l'œuvre. A leur sortie de la maison, nos enfants sont placées, d'accord avec les parents ou les protecteurs. On continue de les suivre dans leurs places diverses, et s'il y a pour elles des moments difficiles, elles retrouvent à l'Orphelinat, prés de leur directrice, des conseils et souvent un asile en attendant une position meilleure. Le prix de la pension est de 25 fr. par mois, plus 5 fr. pour l'entretien. En entrant, on doit payer 55 fr. pour la literie et le trousseau que fournit la maison.

Le budget annuel est de 21 à 22,000 fr. La dépense par jour et par personne, que la cherté croissante a fait augmenter, est actuellement de 1 fr. 14 c. Ce chiffre ne comprend pas l'entretien représenté par les 5 fr. versés chaque mois pour cet objet, et l'argent donné en entrant pour les trousseaux. Les ressources sont les bourses données par les dames du Comité et quelques amis de l'œuvre, les dons du Diaconat de l'Eglise réformée et de la Société des dames pour des enfants qu'ils patronnent, et les pensions payées par des parents.

Une Vente a lieu tous les deux ans en faveur de l'Orphelinat pour combler les déficits inévitables et permettre les réparations ou constructions à faire.

Depuis sa fondation, en 1855, l'Orphelinat a reçu et élevé plus de 700 jeunes filles. Plusieurs sont devenues institutrices; d'autres ont été placées et gagnent honorablement leur vie. Un grand nombre sont aujourd'hui heureusement établies.

ŒUVRES DE CHARITÉ

Malgré quelques ombres au tableau, nous avons eu la joie de constater les fruits de noire œuvre, et nous pouvons bénir Dieu qui nous a soutenus jusqu'ici.

Le président du Comité de l'Orphelinat est M. le pasteur II. Paumier, et sa trésorière .M"" la baronne Ed. de Bussierre.

Henry Paumier, Pasieur.

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