‹ Les œuvres du protestantisme français au XIXe siècleChapitre 174 sur 326 · MARSEILLE — ORPHELINAT DE GARÇONS (ASILE MARIE · texte numérisé non relu

MARSEILLE — ORPHELINAT DE GARÇONS (ASILE MARIE

Cet Asile a été fondé par un membre de l'Eglise réformée de Marseille, M. Emilien Baccuet, en souvenir de la grande épreuve qui lui ravit, en 1873, sa chère compagne, et avec le généreux concours de sa belle-mère. Mmc Bruniquel, la bienfaitrice si regrettée de nos œuvres. Il a été ouvert en 1880, et reconnu

ORPHELINATS DE GARÇONS

comme établissement d'utilité publique par décret du président de la République en date du 21 février 1888. Cette œuvre a pour but de recueillir et d'élever des garçons protestants, orphelins de père et de mère, et ceux qui, s'ils ont encore un de leurs parents, appartiennent à des familles indigentes absolument incapables de faire le plus petit sacrifice pécuniaire pour eux.

L'Asile Marie est exclusivement affecté aux orphelins de Marseille et du département des Bouches-du-Rhône. Pour y être admis, les enfants doivent être âgés de plus de six ans et de moins de dix ans. Ils y sont gardés, en général, jusqu'à l'âge de quinze ou seize ans, suivant leurs conditions de famille, leurs aptitudes, leur degré d'instruction, etc. Leur admission et leur entretien sont entièrement gratuits; 2G orphelins y sont actuellement présents. L'Asile se suffit entièrement à lui-même au moyen de ses propres ressources. Il possède, entre autres valeurs, un titre de 16,000 fr. de rente française 3 0/0, et l'immeuble occupé par l'Orphelinat, qui comprend une jolie chapelle où les enfants se réunissent pour le culte de famille que leur fait matin et soir le directeur fondateur de l'Asile.

L'oeuvre est dirigée par un Conseil d'administration composé de six membres, dont un pasteur de Marseille, et présidé par M. Emilien Baccuct. Elle a un budget de 17 à 18,000 fr. Un instituteur marié est attaché à l'établissement. En sortant de l'Asile les orphelins sont placés par les soins de la direction. Ils gagnent ainsi honorablement leur vie et sont pour la plupart un vrai sujet de joie pour leurs bienfaiteurs. L'un d'eux se prépare à entrer à l'Ecole de mécaniciens de la marine à Brest; un autre est étudiant à la Faculté de théologie de Montauban, et sera un jour, avec l'aide de Dieu, un fidèle serviteur de Christ dans notre Église.

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