LE HAVRE — HOSPICE DESAINT-JEAN
Cet Hospice a été fondé au Havre en 1870 (Décret du 1er septembre 1869 avec une dotation d'environ 700,000 fr. provenant des dispositions testamentaires de M. Jean-Ferdinand Desaint-Jean, ancien membre du Consistoire du Havre, décédé en 1865.
Suivant les volontés du testateur, l'Hospice reçoit des vieillards Hommes et femmes septuagénaires et des malades également des deux sexes, tous du culte protestant réformé. L'Hospice Desaint-Jean du Havre dispose aujourd'hui de 20 lits, presque toujours occupés et répartis habituellement à peu près en nombre égal entre les septuagénaires et les malades. Il est administré, sous la surveillance de la Commission administrative des hospices de la ville du Havre, par trois membres du Consistoire, nommés par le préfet sur la présentation du Consistoire. Les dépenses annuelles, d'environ 28,000 fr., sont couvertes par les revenus du legs du fondateur, auquel sont venus s'ajouter 50,000 fr. environ montant d'autres legs faits, depuis 1870, par quatre habitants du Havre :
■270 ŒUVRES DE CHARITÉ
M. Charles Latham, M. Jean-Georges Schmidt, M"10 Vvc Ludin et Mme V Vivien.
Le bâtiment principal de l'établissement et ses dépendances, situés dans un des quartiers les pins sains de la ville, avec un jardin de 6,000 mètres de superficie, sont ceux d'une ancienne habitation de campagne appropriés à leur nouvelle destination. Le service intérieur est confié à une directrice remplissant, en même temps, les fonctions d'économe et ayant sous ses ordres une infirmière, une aide-infirmière, une cuisinière et une servante. Trois médecins du Havre, actuellement tous protestants, dont l'un titulaire, un autre suppléant et un troisième consultant, sont chargés du service médical et de petite chirurgie, les cas de glande chirurgie étant réservés à l'hôpital de la ville.
Cet établissement rend à la population pauvre de la circonscription consistoriale du Havre de grands services qui s'accroîtront encore, si, comme on doit l'espérer, de nouveaux legs ou dons viennent graduellement augmenter les revenus et permettre l'admission d'une partie des vieillards et des malades qui sont encore forcés aujourd'hui de recourir à l'hôpital et à l'hospice de la ville.