LA ROCHELLE — HOPITAL COMMUNAL PROTESTANT
A la révocation de l'Edit de Nantes, les réformés de La Rochelle perdirent successivement leur hôpital, leur temple et les revenus de leur Consistoire, donnés par Louis XIV à l'hôpital catholique des frères de la Charité. Leurs malades furent reçus dans cet hospice, mais pour y être tourmentés jusqu'à ce qu'une abjuration leur fût arrachée; et même l'hôpital catholique servit de lieu de détention aux malheureuses femmes protestantes arrêtées par la maréchaussée pour avoir prié aux assemblées du Désert.
En 1765 les réformés installèrent rue du Prêche, dans deux maisons dont les titres de propriété sont conservés aux archives du Conseil presbytéral, un hôpital pour recevoir les malades de leur communion (1).
Une décision du Corps de Ville, en date du 24 mars 1794, annexa cet hôpital à l'hôpital Saint-Louis, et l'établissement protestant fut alors estimé à 19,449 livres. Des laïques furent seules chargées du service hospitalier.
Une délibération du 14 fructidor an XII consacra l'existence de l'hôpital
(1) « La maison et le jardin nommés de la Ville-Neuve ont été acquis le 3 décembre 1765, par acte de Classons, notaire royal, pour 3,282 livres 4 sols, des deniers remis de la pari de quelques âmes pieuses de la Religion protestante de celle Ville, la dite maison et jardin demeurant à la disposition de Messieurs du Consistoire de cette ville pour l'usage et profil de nos pauvres. »
ASILES, MAISONS DE SANTÉ
protestant en même temps que le rétablissement des sœurs de la Sagesse dans l'hospice catholique.
L'existence de l'hôpital protestant a valu aux deux hôpitaux des legs et des donations considérables, faits par des protestants, tels que Flcuriau de Bellevue, Lescure de Bellerive, Gabriel Admyrauld, Callot.
Good.