‹ Les œuvres du protestantisme français au XIXe siècleChapitre 196 sur 326 · LYON — INFIRMERIE PROTESTANTE EVANGELIQUE · texte numérisé non relu

LYON — INFIRMERIE PROTESTANTE EVANGELIQUE

L'Infirmerie, fondée en 1844 par un groupe de protestants se rattachant principalement à l'Église libre, débuta avec 8 lits dans une modeste maison d'ouvriers, à la Croix-Rousse. En 1882, sous les auspices d'un Comité de 14 membres recrutés soit dans l'Eglise libre, soit dans l'Eglise nationale réformée, unis dans un sentiment de charité chrétienne, la construction d'un hospice spécial fut décidée, et le 2 novembre 1884, sous la présidence de M. Emile Vautier, l'Infirmerie prenait possession de sa nouvelle installation, 2, rue Pierre-Dupont, comprenant 20 à 25 lits, avec la possibilité d'en recevoir le double, sans compter 4 chambres particulières, destinées à être louées au prix de 4 fr. par jour

aux malades aisés. C'est seulement en 1888, grâce à l'initiative de M. le pasteur ^Eschimann père, dont le nom est resté en vénération dans l'Eglise de Lyon, que l'on put réunir tout le capital nécessaire, soit environ 190,000 fr., en faisant un appel à la libéralité de toutes les fractions du protestantisme

M. aiSCHIMANN

lyonnais; au premier rang des donateurs nous citerons M. Jacques Bernard et la famille Henry Rolland.

Aujourd'hui l'Infirmerie est deveritie une Société anonyme au capital de 125,000 fr. qui fonctionne sons la direction d'un Conseil d'administration composé de 14 membres, don! le président est M. Jules Gambefort, avec l'aide d'un Comité de dames. En 1892 l'œuvre a pu recevoir 231 malades pendant 6,97*) journées, dont le prix moyen a élé de 1 fr. 35 c. Le budget annuel est de 16,000 à 18,000 fr. alimenté par des cotisations annuelles, par une Vente de charité et par des dons.

Le service est assuré par des diaconesses de la Maison de Berne, et les soins médicaux sont donnés par un médecin spécial. Tous les malades indigents sont reçus gratuitement.

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