‹ Les œuvres du protestantisme français au XIXe siècleChapitre 200 sur 326 · MARSEILLE. — ASILE MARCEL · texte numérisé non relu

MARSEILLE. — ASILE MARCEL

L'Asile Marcel a été fondé en 1888, par M. le pasteur Edouard Monod pour les vieillards protestants, indigents ou isolés, de Marseille et de la région.

11 doit son nom au fils de sa principale bienfaitrice, Marcel Desfaudais, enlevé prématurément à l'affection des siens, et en souvenir duquel Mme Desfaudais a généreusement contribué à l'agrandissement de l'œuvre. Situé dans une belle campagne (à Saint-Barnabé), il offre des conditions de salubrité exceptionnelles. Il peut recevoir actuellement une trentaine de vieillards (logés dans des chambres particulières ou des salles communes), mais devra bientôt s'agrandir, pour faire face à des nécessités croissantes.

Il est placé sous la direction d'un Comité de messieurs (dont le président est M. Ed. Monod, et le secrétaire M. Oppermann), et sous le patronage d'un Comité de dames. Un directeur est à la tête de l'œuvre; un infirmier y est attaché. Les conditions d'admission sont d'avoir au moins soixante-cinq ans (à moins d'infirmités précoces), et d'être né dans le protestantisme, ou d'y adhérer par une déclaration formelle. — Le culte est célébré matin et soir, et deux fois par semaine.

ASILES, MAISONS DE SANTE

L'Asile Marcel reçoit des pensionnaires gratuits ou payants, placés sur un pied d'égalité. Il jouit d'une rente annuelle de 2,0(10 IV. , produit d'un legs de Mllu Tréjeant, et doit le reste de ses ressources à la charité. L'immeuble, d'une valeur de 40,000 fr., appartient à une Société civile.

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