MARSEILLE — INFIRMERIE PROTESTANTE
L'Infirmerie protestante de Marseille doit sa fondation au dévouement admirable d'une chrétienne de condition très modeste, Mme Favier, qui réserva dans sa propre chambre un lit pour de pauvres femmes malades qu'elle soignait elle-même. Un Comité de dames vint en aide à ce noble dévouement, et par ses soins l'Infirmerie protestante était installée dans le bel immeuble de la rue des Platanes, n° 1, devenu sa propriété. Il ne renferme pas moins de 40 lits et peut, grâce à un legs, recevoir quelques vieilles femmes qui y trouvent un asile. Une telle œuvre rencontra la sympathie de l'Eglise, et le pasteur Horace Monod, dont le ministère a laissé une trace si profonde dans l'Eglise de Marseille, et où son souvenir est resté si vivant, ne cessa de lui porter le plus vif intérêt. Le Comité de dames
qui administre l'œuvre comprend une vingtaine de membres et a eu pour présidente pendant de longues années la très regrettée Mme Bruniquel, qui fut aussi la généreuse bienfaitrice de l'œuvre. Il est présidé actuellement par M""' Mourgue d'Algue, et a M""5 Latune pour secrétaire. Un Comité consultatif de messieurs, composé de 5 membres et présidé par M. le pasteur Mouline, est adjoint au Comité de dames pour représenter l'œuvre dans ses rapports officiels avec l'autorité. Depuis la retraite de Mllc Alexandrine Favier, la digne fille de la fondatrice
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ŒUVRES DE CHARITE
de l'œuvre, l'Infirmerie esl dirigée par une diaconesse de Paris. La directrice actuelle est sœur llermann. Elle esl secondée par un personnel dévoué qui comprend d'autres diaconesses, des garde-malades et plusieurs femmes de service. L'œuvre a été reconnue d'utilité publique le G mars 1875.
Le budget de l'Infirmerie est de 20,000 fr., environ, après avoir été au début de k ou .">,000 fr. à peine. Le nombre des malades qui y sont admises et soignées chaque année esl de 200, dont la moitié de nationalité étrangère, et la moyenne des journées de malades dépasse 7,000.
MAZAMET (Tarn) — REFUGE DE VIEILLARDS.
Le Refuge protestant de vieillards de Mazamet a été fondé en I8.*)0. Une première souscription permit d'acheter, au centre de la ville, vis-à-vis du vieux Temple, une maison simple mais gracieuse, attenante à un vaste jardin, qui peut recevoir une vingtaine de pensionnaires.
Le Refuge admet les vieillards honnêtes et abandonnés des deux sexes, et bien que l'œuvre soit particulière à l'Eglise de Mazamet, qui l'entretient par une collecte annuelle et les dons spontanés des fidèles, les vieillards des autres paroisses de la Consistoriale y sont admis moyennant une modique pension. Le Refuge esl placé sons la direction du Conseil presbytéral, qui délègue une Commission chargée de l'administrer avec le concours d'un Comité de dames.