‹ Les œuvres du protestantisme français au XIXe siècleChapitre 219 sur 326 · SANATORIUM DE VIA LA S · texte numérisé non relu

SANATORIUM DE VIA LA S

conseil, un bon livre, un jeu amusant pour les jours do pluie. Enfin dans cette maison les pensionnaires apprennent ce qu'est une vie chrétienne placée dès le matin sous la bénédiction de Dieu par le culte de famille, et font ainsi connaissance avec les vraies mœurs protestantes.

Depuis quelques années, l'Œuvre a été amenée à prendre, avec leurs enfants, quelques mères de famille qui, elles aussi, avaient bien besoin de se refaire pour être en état de poursuivre leur dur labeur, et cette branche de l'Q^uvre a déjà produit beaucoup de bien.

En comparant le nombre de colons de la première année, avec le nombre total des douze années d'existence de l'Œuvre, 2,892, il y a lieu de se réjouir des progrès accomplis, et l'on peut prévoir le jour où, grâce à l'Œuvre dos Trois-Semaines et à ses œuvres sœurs, aucun enfant qui aura besoin de la campagne ou de la mer n'en sera privé.

L'Œuvre des Trois-Semaines a son siège, 59, rue de Cormeille, Levallois (Seine), et a pour présidente Mm0 Lorriaux.

Mme Lorriaux.

SANATORIUM DE VIALAS

C'est en mars 1886 qu'un Comité composé de deux pasteurs, MM. Grotz et Babut, de quatre médecins et de douze dames do l'Eglise réformée de Nimes, décida de fonder le Sanatorium de Vialas (Lozère).

« Partout, dit le premier Rapport, on se préoccupe, et avec raison, de la santé et de la vie de ces petits êtres appelés à devenir des citoyens utiles, des chefs de famille sérieux, des mères dévouées et vaillantes; partout on se préoccupe, et avec raison, du trop lent accroissement de la population. Cette question est pour nous, Français, de l'avis des hommes les plus compétents, une question capitale, au point de vue de l'avenir du pays... Nous croyons plus fermement que jamais qu'il faut, même au prix des plus grands sacrifices, conserver les enfants que Dieu nous donne. Nous croyons qu'un séjour dans la montagne — ■ la preuve en-est surabondamment faite — rétablit la santé et sauve la vie d'un grand nombre d'enfants. C'est à Vialas (Lozère), dans un pays charmant et un centre protestant, juste à l'altitude convenable, tout près delà ligne de Nimes à Paris, dans une localité où réside un médecin, que nous avons établi notre Sanatorium. »

La maison est ouverte depuis 1886, de lin juin à fin septembre. 2/i petits

ŒUVRES DM CIIAMTK

enfants d'un an cl au-dessus v jouissent d'un air fortifiant et y reçoivent la nourriture c|iii convient à leur âge cl à leur étal de santé. Les encouragements abondent. L'Etat fournil un subside annuel de 000 Ir. Notre maison est la première de cette sorte établie en France. Et pour tout le bien lait à de pauvres petits enfants, la dépense ne va pas au delà de .'5,1)00 IV.; mais nous avons de grandes espérances et nous pensons (pie le jour n'est pas éloigné où I on recueillera dans plusieurs maisons semblables des centaines et des centaines d'enfants, que I on ravira à la maladie et à la mort.

Ghotz.

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