‹ Les œuvres du protestantisme français au XIXe siècleChapitre 238 sur 326 · SOCIÉTÉ DES ÉCOLES DU DIMANCHE DE FRANCE · texte numérisé non relu

SOCIÉTÉ DES ÉCOLES DU DIMANCHE DE FRANCE

Notre Société se propose de réaliser un grand devoir, l'éducation religieuse de notre jeunesse protestante, et par cette éducation de préparer l'avenir de l'Eglise et de la patrie.

Créer et multiplier ces Ecoles où, chaque dimanche, l'enfant est instruit dans la Parole de Dieu; recruter et grossir cette armée pacifique d'instructeurs volontaires, heureux de consacrer à cette œuvre sainte une partie du jour du repos ; faciliter leur tache en préparant pour eux, avec le matériel nécessaire, carnets, bons points, Recueils de cantiques, des Journaux qui les instruisent, et des feuilles illustrées qu'ils distribuent aux enfants; enfin établir un lien entre toutes les Ecoles par les visites régulières d'agents missionnaires, telle est l'œuvre que la Société n'a cessé de poursuivre depuis quarante ans avec un succès et une bénédiction croissants.

Nous ne pouvons mieux le démontrer qu'en résumant la situation de notre Société à chacune des quatre périodes décennales de son activité.

I. — Prenons la première période, de 1852 à 1862. C'est en 1852 que la Société des Ecoles du Dimanche est fondée à Paris, grâce à l'heureuse initiative de M. le pasteur Paul Cook, l'ami le plus dévoué, le plus infatigable de notre œuvre, celui qui n'a cessé jusqu'à sa mort de la servir, par sa plume, par sa parole, par ses visites aux Eglises comme agent missionnaire. Il nous a raconté naïvement ses premières tentatives.

Laissez-les venir à moi et ne les empêchez pas.

Page 1