‹ Les œuvres du protestantisme français au XIXe siècleChapitre 258 sur 326 · UNION CHRÉTIENNE DE JEUNES GENS · texte numérisé non relu

UNION CHRÉTIENNE DE JEUNES GENS

L'Union chrétienne de jeunes gens poursuit l'édification de ses membres et l'évangélisation de la jeunesse. Ses moyens d'action sont : des réunions de prières et d'études bibliques, des cours du soir, des conférences de tout genre, des salles de lecture et tout autre moyen conforme à la Parole de Dieu.

Cette œuvre fut créée à Londres en 1844 et introduite en France en 1851. Elle se développa rapidement et comptait déjà 79 Unions en 1859.

En 1853, les premières associations se constituent en Alliance sous le nom d'Union générale. En 1855, les délégués de toutes les Unions du monde se réunirent à Paris, adoptèrent la profession de foi actuellement en vigueur (1), groupèrent toutes les Unions en une Alliance universelle qui compte aujourd'hui plus de 4,661 sections et 413,168 membres actifs.

Le premier Comité national français fut fondé en 1859. Il s'appelait alors Conseil général. Il était chargé d'exécuter les décisions des Conférences nationales et de publier le Bulletin mensuel de l'Œuvre. En 1879 l'Union devint l'Alliance nationale des Unions chrétiennes avec 66 sections. Ce n'est que depuis 1889 que ce chiffre fut dépassé et qu'une ère nouvelle s'ouvrit pour les Unions.

Grâce au concours financier de nos amis américains, l'Union de Paris fut agrandie, et le budget de 10,000 fr. porté à 45,000 fr. Aujourd'hui elle va entrer dans son hôtel, 14, rue Trévise, qui, spécialement aménagé, coûtera un million.

Depuis 1889 le secrétaire général de l'Union de Lyon a consacré un tiers de son temps à l'œuvre nationale. Les résultats de cette nouvelle activité n'ont pas tardé à se montrer.

(1) « Les Unions chrétiennes ont pour but de réunir dans une même association les jeunes gens qui, regardant Jésus-Christ comme leur Sauveur et leur Dieu selon les saintes Ecritures, veulent être ses disciples dans leur foi et dans leur vie, et travailler ensemble à étendre, parmi les jeunes gens, le règne de leur Maître. »

386 ŒUVRES SOCIALES

La statistique de 1892 nous permet do résumer l'état actuel de l'œuvre de

la manière suivante :

Nombre d'Unions. . . en 1 88*.) 63 en I8(.)2 95 augmentation 32

Membres actifs — 763 1,154 — 391

associes . . . 537 1 , 127 590

cadets. ... 139 360 221

Budget. ? — 68,892 —

Immeubles — 1 — 3 — 2

Plusieurs d'entre les anciennes Unions ont plus que doublé d'importance. Beaucoup se sont considérablement développées et fortifiées.

Les dépenses pour le Comité national pour l'exercice 1891-1892 se sont élevées à 9,918 IV. 45 c. contre 11,01 1 fr. 55 c. de recettes.

Depuis cinq ans le Comité national a eu la joie de voir grandir l'œuvre d'année en année. De 1887 à 1889, il a, comme par le passé, suffi lui-même à toute la tâche. De 1889 à 1892 il a pu profiter de l'activité du secrétaire général de l'Union de Lyon. Depuis le 1er janvier 1893, il ;i un secrétaire général à son service et salue par la foi une nouvelle ère de prospérité.

Le Bulletin de l'œuvre est devenu / Espérance, qui, publiée à Paris au prix de 2 fr., parait le 15 de chaque mois.

A quelques exceptions près, les membres des Unions chrétiennes se sont surtout recrutés jusqu'ici parmi les employés de commerce et les jeunes gens de nos Eglises de campagne. Depuis quelques années la jeunesse cultivée ne se détourne plus de nous. L'exemple bienfaisant de Paris portera ses fruits et nous permet d'espérer que les principales Eglises soutiendront notre œuvre et créeront des Unions chrétiennes dans leur sein et favoriseront ainsi la rapide extension du royaume de Dieu parmi les jeunes gens de France.

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