‹ Les œuvres du protestantisme français au XIXe siècleChapitre 257 sur 326 · INTÉRIEUR DU BATEAU MISSIONNAIRE · texte numérisé non relu

INTÉRIEUR DU BATEAU MISSIONNAIRE

ŒUVRES SOCIALES

et dans le rapport publié au printemps de 1883 l'œuvre Mac Ail porte pour la première fois son titre devenu depuis lors officiel de « Mission populaire évangélique de France ». M. Saillens conserva encore pendant quatre ans la direction de l'œuvre de Marseille et du Littoral, mais à partir de 1887 tout a été réuni sous la haute surveillance du Comité directeur siégeant à Paris, dont M. Mac Ail reste le président à vie. Des neuf membres qui ont signé le premier procès-verbal, deux sont démissionnaires, quoique continuant de résider à Paris, MM. Newell et Saillens; deux autres, MM. Beard et Chauntrell, ayant quitté Paris, ont cessé de faire fonctions de directeurs. Les autres se sont adjoints à deux reprises de nouveaux collègues, et lorsque M. Mac Ail a dû, en octobre 1892, pour raison de santé, se démettre d une partie de la responsabilité de l'œuvre, ce Comité fut remanié de manière à lui procurer le plus de soulagement possible. L'esprit de la Mission reste cependant absolument le même, et son but, comme par le passé, est de prêcher l'Évangile à tout venant d'un bout de la France à l'autre.

Le l'i juillet 1892, M. Mac Ail a été nommé chevalier de la Légion d'honneur. Cil. GrEIG, Pasteur.

P. S. — Depuis que cette Notice a été écrite, le vénéré M. Mac Ail est entré dans le repos des enfants de Dieu. Il y avait quelque temps déjà que sa santé déclinait. De violentes migraines, devenant de plus en plus fréquentes, ne lui laissaient que de rares intervalles de tranquillité et de bien-être. Sur le conseil des médecins il alla s'établir aux environs de Londres. Là on fit la découverte qu'il était atteint d'un mal intérieur très grave, et probablement incurable. Dès lors il ne songea plus qu'à revenir à Paris, dans sa chère Mission. Il put y être transporté au commencement d'avril 1893. Le 2 mai il présidait encore une séance du Comité. Le 11 mai, jour de l'Ascension, il s'éteignit paisiblement, « sachant en qui il avait cru ».

Ses obsèques ont eu lieu le 15 mai, au temple de l'Oratoire. Une foule très nombreuse, venue en grande partie des salles populaires, suivait le char funéraire. Le corps a été inhumé au cimetière de Passy, à côté de celui de M. Dodds, ami et compagnon d'armes de M. Mac Ail.

Le Comité de direction, réuni dès le lendemain des funérailles de M. Mac Ail, a résolu de continuer l'œuvre. Il a nommé pour président honoraire M. Louis Sautter, pour président du Comité et directeur, M. le pasteur Ch. Greig.

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