‹ Les œuvres du protestantisme français au XIXe siècleChapitre 275 sur 326 · LYON — ŒUVRE DE L'HOSPITALITÉ PAR LE TRAVAIL · texte numérisé non relu

LYON — ŒUVRE DE L'HOSPITALITÉ PAR LE TRAVAIL

Cette œuvre, fondée en octobre 1890 par M. le pasteur ^Eschimann fils, a pour but de combattre la mendicité et de procurer du travail temporaire à tout homme valide, sans distinction de culte et de nationalité. Quiconque désire venir en aide à un malheureux n'a qu'à se procurer un carnet de cartes d'admission. Une carte coûte 1 fr. 50 c. et assure au travailleur trois repas par jour et le logement au moins pendant une semaine. Cette carte n'est payée par le bienfaiteur que dans le cas où elle est utilisée.

On fabrique, au siège de l'Œuvre, 3, quai Jean-Jacques-Rousseau, comme à celle de M. le pasteur Robin, de Paris, qu'on a prise pour modèle, des paquets de bois dits « margotins ». Les hommes, ayant toute la matinée libre pour chercher une occupation, ne travaillent que six heures par jour et parfois sont malhabiles. Néanmoins ce travail est assez rémunérateur pour couvrir les frais de nourriture et d'entretien des hospitalisés.

En 1891, cette Œuvre dont le Comité était composé uniquement de protestants, a perdu son caractère confessionnel. L'abbé Rambaud et le grand rabbin Lévy en font partie, mais le pasteur iEschimann est resté président. Depuis sa fondation jusqu'au 15 février 1893 elle a reçu 1,898 hommes qui ont bénéficié de 15,518 journées d'hospitalité.

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