‹ Les œuvres du protestantisme français au XIXe siècleChapitre 306 sur 326 · PARIS — ŒUVRE ÉVANGÉLIQUE DES MARIAGES · texte numérisé non relu

PARIS — ŒUVRE ÉVANGÉLIQUE DES MARIAGES

Nous empruntons au beau travail de M. Edouard Borel sur les Associations protestantes religieuses et charitables de France une intéressante notice sur cette Œuvre importante.

« Fondée, avec l'appui des deux Consistoires, réformé et luthérien, de Paris,

ŒUVRES SOCIALES

par M. H. Parrol et M. le pasliMir Martin-Paschoud, en 1858, elle est le pendant de l'œuvre catholique de Saint-François-Régis, qui fut créée à Paris, en 1826, par un magistrat, le conseiller Gossin.

» But : procurer gratuitement l'obtention des pièces nécessaires au mariage des indigents et à la légitimation des enfants nés hors mariage. Avant I82G un mariage coulait depuis 16 jusqu'à 120 fr., selon qu'il se faisait entre Français, Français et étrangers, ou étrangers en France. L'Etat, en voyant le beau résultat moral obtenu par l'œuvre de Saint-François-Régis, constitua, en 1850, une assistance officielle pour le mariage des indigents dans les mains des procureurs impériaux et des maires, ce qui a singulièrement facilité les démarches. Les dépenses annuelles, qui étaient alors de 3,000 fr., couvertes par les deux Consistoires, sont tombées en 1879 à 'i20 fr. (28 mariages seulement et 17 enfants légitimés) et en 1882 il n'a été régularisé que 10 mariages et légitimé que G enfants.

» Grâce aux beaux résultats de la Société de Paris et à ses appels et encouragements, des œuvres semblables surgirent à Strasbourg, Colmar, Lyon, Alger, Montbéliard, le Havre, etc.

» S'adresser à l'agent général pour les deux Consistoires : M. Louis Blind, 2G, rue du Caire. »

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