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Hciio6 Dujardin
Imp Eudes & ChasBepot
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INTRODUCTION
Dans l'histoire de la France, la proclamation de l'Édit de Nantes reste l'une des plus mémorables victoires de la politique de modération et de progrès. Après les longues guerres qui avaient désolé le royaume, le principe de la liberté de conscience se trouvait consacré par une loi jurée par le souverain et déclarée perpétuelle et irrévocable. Malgré leurs défaites, malgré l'abjuration de Henri IV, les protestants n'avaient point lutté en vain. « Chose admirable, que le monde ne recognoist point, disait un auteur de ce temps, ces huguenots perdoyent toutes les batailles et toutefois obtenoyent la victoire de leur cause, tellement qu'on les pourroit dire vainqueurs, alors qu'ils ont été vaincus (1). » L'Edit de Nantes ne faisait aucune différence, en effet, entre catholiques et protestants et les déclarait « capables de toutes dignités, offices et charges publiques ». C'est ainsi que la France, devançant toutes les nations, posait dès l'année 1598 les bases de ces libertés nécessaires dont la Révolution devait, seulement deux siècles après, assurer le triomphe, car l'Edit de Nantes, allait rencontrer un adversaire qui poursuivrait avec une inflexible obstination la révocation d'une loi que la papauté avait considérée, dès le jour de sa promulgation, comme « l'Edit le plus maudit par lequel était permise la liberté de conscience à tout chacun, qui est la pire des choses du monde ».
Lorsque le 2 juillet 1685, Daniel de Cosnac, évèquc de Valence, s'adressant à ses collègues de l'Assemblée générale du clergé de France, leur disait : « La destruction de l'hérésie est notre unique affaire, » il marquait nettement
(1) Le Réveil- Matin des Français, 1574.
quel avait été le rôle du clergé clans la ruine du protestantisme français. Depuis la réunion de leur premier Synode national eu 1559, les Eglises réformées n'avaient cessé, malgré les persécutions, d'étendre leur influence; elles se comptaient nombreuses, importantes dans toutes les provinces et pour les servir trouvaient des hommes remplis de foi et de zèle, Le grand nom de Calvin dominait ce mouvement de réforme qui, pénétrant profondément la nation, était sorti victorieux des longues guerres du xvie siècle.
On pouvait croire que l'Edit signé à Nantes, mettant fin aux luttes qui les avaient si longtemps divisées, permettrait aux deux Eglises, dans une noble émulation, de poursuivre une œuvre de paix et de tolérance dont la France recueillerait les bienfaits. Mais, héritier des traditions romaines, ne pouvant concevoir la vérité en dehors de l'unité, le clergé ne voulut pas admettre l'existence d une Eglise hérétique, et prélats et prêtres se transmirent comme un devoir sacré l'obligation de travailler à sa ruine.
11 n'est pas d'exemple dans l'histoire d'une lutte soutenue avec une si ci uelle persévérance, pour remporter une si funeste victoire. La responsabilité de la révocation de l'Edit de Nantes retombe sur le clergé qui n'a pas cessé de la rendre inévitable par ses remontrances, point de départ de la persécution légale sous laquelle succombèrent les Eglises réformées.
Devant Louis XIV, jeune homme, l'archevêque d'Embrun ne disait-il pas : « Où sont les lois qui bannissent les hérétiques du commerce des hommes? Où sont les constitutions des empereurs Valcntinien et Théodose qui déclarent l'hérésie un crime contre la République (1)? » La tradition des empereurs devait être reprise dans les années qui suivirent pour bannir, comme le voulait Gilbert de Choiseul, évêque de Comminges, « cette malheureuse liberté de conscience qui détruit la liberté des véritables enfants de Dieu ».
C'est ainsi qu'une inspiration cléricale, et non point une nécessité politique, provoqua cette persécution qui a laissé un si douloureux souvenir dans l'histoire de la patrie.
Ce fut en pleine paix, alors que les réformés s'étaient montrés les défenseurs ardents de la royauté, que Louis XIV, cédant à la pression du clergé, signa la révocation de l'Edit de Nantes. Cette noble Eglise réformée, illustrée par tant de héros et de saints, l'Eglise des Coligny, des Lanoue, des de Bèze, des Dumoulin, des Daillé, des Du Quesne, des d'Aubigné, des Claude, était condamnée à disparaître. Dans toute la France les temples étaient tombés sous la pioche des démolisseurs, les Académies avaient été détruites, les écoles fermées, les fonds sacrés des pauvres confisqués, sept cents pasteurs avaient dù, en moins
(1) Remontrance faite au Roi le 18 janvier 1661 .
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de quinze jours, abjurer ou s'exiler à jamais. Aussi pouvaient-ils sur la terre étrangère redire la plainte du célèbre Du Bosc : « Quelle année pour nous autres réfugiés! Une année qui nous a fait perdre notre Patrie, nos familles, nos parents, nos biens; une année qui, par un malheur encore plus grand, nous a fait perdre nos églises, nos temples, nos sanctuaires et nous a fait voir dans notre royaume toutes les maisons de Dieu rasées jusqif aux fondements et changées en des monceaux de pierres. Oh! année triste entre toutes les années du monde! »
Précédant ou suivant leurs pasteurs, au mépris de la vie, par milliers et milliers, les protestants avaient passé les frontières, sacrifiant dans les larmes une patrie comme la France à leur conscience et disant avec Jurieu : « Faut-il qu'on fasse tant d'efforts pour nous arracher ce cœur français que Dieu et la naissance nous ont donné! Qu'avons-nous fait pour mériter tant de malheurs et de si sévères châtiments.' »
Dans son inflexible orgueil Louis XIV ne comprit pas, ou ne voulut jamais comprendre, la grandeur de la faute commise. Pendant trente années il se refusa à toute mesure qui pût « marquer une concession, quelle que ce puisse être », en laveur de la religion dont le clergé lui avait demandé l'entière destruction. A vues humaines il pouvait croire l'œuvre accomplie. Si au lendemain de la Révocation, quittant la terre d'exil, d'héroïques pasteurs étaient venus relever le courage des persécutés, en annonçant l'Evangile dans les déserts et dans les cavernes, durant les ténèbres de la nuit et de l'affliction, les galères et les échafauds avaient eu raison de leur dévouement. Si les fidèles les avaient d'abord écoutés et suivis, maintenant, sans conducteurs, abandonnés, ils allaient à ces églises, où le prêtre exigeait impérieusement leur présence, et portaient en silence le deuil de leur liberté ravie et de leur religion méprisée. Si, entraînés par le désespoir, les montagnards des Cévennes avaient tenté une résistance héroïque qui étonna Louis le Grand, une guerre sans pitié ni merci avait assuré, à tous les yeux, la victoire de la religion du Roi.
Pour mesurer dans l'histoire la vitalité du protestantisme français, il importe de se rappeler cette agonie douloureuse qui put laisser croire qu'aux derniers jours du règne de Louis XIV son souvenir même avait été aboli. '
Car, dans la déclaration du 8 mars 1715, Louis XIV, le proclamait hautement : « Nous avons aboli, disait-il, tout exercice de la dite religion. » C'était la vérité; dans toute la France, il n'y avait plus un seul pasteur, plus un seul temple, plus une seule école. L'Eglise était sous la Croix et la période du Désert venait de commencer.
Cette même année, le 21 août 1715, dans une carrière abandonnée, près de Monoblet, petit bourg du Languedoc, sous la présidence d'Antoine Court.
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un jeune homme de vingt ans, quelques pauvres prédicants entreprenaient de relever l'Eglise réformée de ses ruines, et tenaient le premier Synode du Désert. Rétablir Tordre religieux, organiser les Églises, créer entre elles des liens puissants, les unir pour la revendication de leurs droits, rétablir le culte abandonné, telle était l'œuvre dont Antoine Court, regardant à Dieu seul, prenait la direction.
Par une intuition de génie, il comprit que pour sauver le protestantisme il fallait non seulement réorganiser l'Église, mais aussi reconstituer le corps pastoral. A sa prière et par son dévouement fut fondé le séminaire de Lausanne qui, pendant prés d'un siècle, devait donner des pasteurs aux Eglises de France. Il réclamait d'eux moins la science que l'esprit du Désert. « J'entends par là, écrivait-il, un esprit de mortification, de sanctification, de prudence, un esprit de réflexion et de grande sagesse, et surtout de martyre qui, leur apprenant tous les jours à mourir à eux-mêmes, les dispose courageusement à perdre la vie dans les tourments et sur un gibet, si Dieu les y appelle. »
Combien, pénétrés de ce sublime esprit, tombèrent martyrs de la cause persécutée! mais leur mort sainte provoquait de nouvelles vocations et Court pouvait écrire au lendemain du supplice d'un de ses plus chers élèves, que « cette mort, bien loin de causer quelque découragement parmi nos jeunes gens, ne sert qu'à enflammer leur zèle. Rien n'est si beau que les sentiments qu'ils expriment, et ce qu'il y a de plus digne d'admiration, c'est que depuis cette mort il se présente deux nouveaux sujets » (1).
Mis hors la loi, exilés dans la patrie, les protestants français donnèrent l'exemple d'un héroïsme religieux que rien ne put vaincre. Condamnés à ne pas avoir de famille, à moins de se marier à l'église catholique, ils refusèrent d'obéir à la loi, et se mariant au Désert, acceptèrent la tête haute la flétrissure odieuse que leur infligeait une législation indigne. Proscrits de toutes les fonctions, chassés de tous les emplois, ils se condamnèrent à n'être rien dans leur pays qu'ils servaient avec fidélité. Lorsque les persécutions se déchaînèrent de nouveau, les tortures et les hontes du bagne furent acceptées dans la prière, et sur les échafauds leurs martyrs offrirent, sans murmure, leur vie pour la liberté de conscience. Dans le sépulcre de la Tour de Constance, les captives huguenotes gravèrent sur la pierre de la prison cette parole, Résistez, où passe toute l'âme de la Réforme française. C'est ainsi qu'au cours des longues années du xvme siècle, comme les Israélites au sortir d'Egypte, les réformés vécurent au Désert, attendant la terre promise.
Ils n'espérèrent la victoire que de leur inflexible patience et de leur sou-
(1) E. Hugues, Antoine Court, II, 48.
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mission absolue à la volonté divine. Mais chaque année avait marqué une conquête et amené la réorganisation d'anciennes Eglises que les ennemis croyaient détruites. Nombreuses étaient les paroisses du Dauphiné, du Languedoc, du Vivarais où le prêtre voyait son église abandonnée, pendant que les foules se pressaient par milliers pour entendre le pauvre pasteur du Désert, le prédicant, dont la tête était mise à prix par les intendants.
Aux humbles Synodes qui se réunissaient dans les cavernes avaient succédé des assemblées nombreuses, dont l'autorité, toujours plus respectée, permettait la réforme des abus nés des longues années de la persécution.
Au premier rang des défenseurs de l'Eglise se plaçait Paul Rabaut, le continuateur de l'œuvre d'Antoine Court; héritier de la tradition du Désert, rien n'arrêtait son zèle, alors même que parfois il avait à lutter contre ceux pour lesquels il se dévouait. A ses côtés se trouvait son compagnon de souffrances, l'héroïque Pradel; mais l'homme qui allait prendre en main la défense de la cause protestante était le fds aîné de Rabaut, si connu depuis sous le nom de Rabaut Saint-Etienne. Par son énergie comme par son intelligence, par son zélé comme par son éloquence, il devait surmonter tous les obstacles et remporter la victoire dernière.
Le protestantisme, qui aurait dû succomber sous la persécution et disparaître de la vie de la nation, revécut par les violences de la persécution elle-même. L'heure vint où l'opinion publique s'étonna, pour s'indigner ensuite, de la situation sans nom faite à des milliers et des milliers de Français, dont le seul crime était de n'être point catholiques. D'illustres magistrats, les d'Aguesseau, les Joly de Fleury, les Rippert de Monclar, prirent, au nom de la justice comme au nom des intérêts de la patrie, la défense des réformés, victimes de la législation qui les condamnait à la bâtardise; ainsi se posa la question des mariages protestants qui, après avoir soulevé d'ardentes controverses, devait aboutira l'Edit de 1787 qui reconnut leur légimité et accorda l'état civil aux réformés.
La fin du règne de Louis XV avait amené un apaisement dans les esprits. Rabaut Saint-Etienne, au nom des protestants, avait nettement posé la question : revenir à la persécution ou reconnaître les droits des réformés, sévir ou rétablir. Et dans un admirable mémoire envoyé à la cour, il avait prouvé que le siècle ne devait plus tolérer les violences et que les protestants français avaient des droits qui ne pouvaient plus être méconnus.
Le clergé pourtant restait fidèle à sa politique; « Achevez, disait à Louis XVI Loménie de Rrienne, l'ouvrage que Louis le Grand avait entrepris et que Louis le Rien-Aimé avait continué; il vous est réservé de porter le dernier coup au calvinisme dans vos Etats. »
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Mais ces c ruels conseils ne devaient pas être écoutés, car l'opinion publique condamnait l'esprit persécuteur. Lafayette, dont le nom était déjà dans toutes les bouches, noblement épris de la liberté, pour laquelle il avait lutté en Amérique, el sous l'influence de l'illustre Washington, prit hautement parti pour les protestants. Louis NYI, condamnant l'œuvre de Louis XIV, signa cet édil de novembre 1787, plus célèbre' que juste, accordant aux réformés le droit de contracter des mariages qui devaient avoir dans l'ordre civil les mêmes effets que les mariages catholiques, noble conquête préparée par de longues souffrances el qui, enlevant aux prêtres la tenue des registres de l'état civil, leur enlevait aussi une puissance dont l'Eglise catholique avait toujours été jalouse.
Deux années ne s'étaient point écoulées (pie la Révolution française rendait aux protestants la liberté de la conscience pour laquelle ils avaient si longtemps souffert. Les galériens pour la foi, les martyrs du Désert, les frères De Grenier et le pasteur Rochette sur l'échafaud, Jean Fabre, « l'honnête criminel », prenant la place de son père au bagne, Sirven, Calas surtout, défendu si noblement par Voltaire, avaient posé la question avec une puissance tragique qui lit reculer les rhéteurs et les casuistes.
Lorsque, dans la mémorable séance du 28 août 1789, Rabaut Saint-Etienne monta à la tribune pour prendre la défense des perséeutés, sa parole puissante révéla les souffrances du passé. « Ce n'est pas la tolérance que je réclame, s'écria-t-il, c'est la liberté. La tolérance, le support, le pardon, la clémence, idées souverainement injustes envers les dissidents, tant qu'il sera vrai que la différence de religion n'est pas un crime. La tolérance! Je demande qu'il soit proscrit à son tour, et il le sera, ce mot injuste qui ne nous présente que comme des citoyens dignes de pitié. L'erreur n'est point un crime; si celui qui la professe la prend pour la vérité, il est obligé de la professer, et nul homme, nulle société n'a le droit de le lui défendre. »
On était loin des jours où l'orateur du clergé, s'adressant à Louis XIV (17 août 1675), lui disait : « La liberté de conscience est regardée par tous les catholiques comme un précipice creusé devant leurs pieds et comme une porte ouverte au libertinage. Olez-leur, Sire, ôtez-leur cette funeste liberté et mettezles dans l'heureuse nécessité d'être toujours fidèles. »
Entraînés par l'éloquence du pasteur du Désert, les Etats généraux condamnèrent solennellement l'édit de Révocation en proclamant « que nul homme ne peut être inquiété pour ses opinions religieuses, ni troublé dans l'exercice de son culte ».
Les protestants de France n'avaient donc pas souffert en vain. De leurs mains vaillantes ils avaient relevé l'édifice détruit par la persécution, et, restés fidèles à la foi de leurs grands ancêtres, ils avaient perpétué la race de ceux qui,
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dès les premiers jours de la Réforme, avaient voulu vivre selon la « pure Parole de Dieu ». Cette minorité persécutée avait compris son devoir; ne pouvant posséder le pouvoir, elle eut du moins la puissance, car ses ennemis durent eux-mêmes accomplir les réformes pour lesquelles elle n'avait cessé de lutter et de souffrir. Résister, toujours résister, aux violences comme aux séductions, ne jamais douter de la victoire dernière de la justice, telles furent les vertus des Eglises du Désert qui triomphèrent en trouvant sous la Croix leur seul refuge, Crux miki soin quies.
Les protestants, le jour où la liberté leur fut rendue, purent mieux mesurer la grandeur des pertes qu'ils avaient faites. Le dernier recensement, établi d'après les ordres du Synode national de Loudun, en 1660, avait montré qu'à cette époque les Eglises réformées étaient au nombre de 630 ayant à leur service 726 pasteurs.
Déjà, à cette époque, le protestantisme avait subi les atteintes de la persécution, car dans les premières années du siècle, en 1626, on avait relevé le chiffre de 809 pasteurs, desservant 751 Eglises. Si l'on se souvient que nombre de grandes villes àvaient une population en majorité protestante, que certaines provinces comptaient plus de cent mille réformés, on comprendra mieux l'influence que pouvaient exercer les Eglises réformées en France, dont la population ne dépassait pas alors quinze millions d'habitants.
Sans la funeste émigration déterminée par la persécution, la France, par la loi même du développement normal de la population, compterait aujourd'hui plus de six millions de protestants. On ne parlerait pas de la dépopulation de la patrie, car le plus redoutable des dangers qui la menacent serait écarté.
Commencée dès les premiers jours du règne de Louis XIV, cette émigration, après avoir atteint son apogée dans les années qui suivirent immédiatement la Révocation, se continua pendant le xvme siècle pour ne s'arrêter que vers 1760. C'est ainsi que la patrie perdit plus de cinq cent mille Français, perte irréparable, « car ce nombre si élevé qu'il soit, comme l'a écrit un historien, est peu de chose en comparaison de la valeur de leurs âmes et de la trempe de leurs caractères. Ceux qui, ayant à opter entre ce qu'ils avaient de plus cher au monde et leur conscience, optèrent pour leur conscience, emportaient avec eux des trésors d'héroïsme, de constance et de désintéressement; ils laissaient dans la patrie un de ces vides que rien ne peut combler (1). »
Ce fut en 1756 que, rappelant les traditions du passé, fut dressé, au Synode national qui fut le sixième du Désert, le rôle des Eglises et des pasteurs.
(1) Albert Sorel, Le Temps, 18 octobre 1883.