K\ ANGE LIS AT ION
ou évangélistes, soit pour la desserte de certaines annexes, qui, par leur importance, demandent à être organisées en Églises, soit pour la visite des disséminés, soit enfin pour l'instruction religieuse des enfants qui se trouvent en dehors du rayon ordinaire de l'action pastorale. Gomme on le voit, l'œuvre de la Société est essentiellement une OMivre de conservation religieuse, en attendant qu'elle puisse faire des conquêtes et préparer les voies à une plus large évangélisation de l'Algérie.
La Société a pour principe de ne travailler qu'avec l'assentiment et le concours des Consistoires algériens. Ceux-ci, en conséquence, ont formé, dans chacune de leurs circonscriptions respectives, un Comité auxiliaire qui a pour mission d'étudier les besoins des Eglises, de donner leur préavis pour la création de nouveaux postes, ou simplement pour la répartition, entre les divers Consistoires, des sommes recueillies par la Société. Une question importante pour toutes les Eglises, mais dont la nécessité s'impose en Algérie plus que partout ailleurs, c'est celle du catéchuménat. Sans instruction religieuse donnée à l'enfance, on ne saurait espérer de convictions fermes chez les membres de nos troupeaux. Or, le protestantisme d'Algérie a besoin de cette fermeté de foi pour opposer une résistance victorieuse aux diverses influences qui le battent en brèche. Pour résoudre cette question, la Société a provoqué la création, au chef-lieu de certaines paroisses, d'une sorte d'école de catéchisation, où, chaque année, pendant quelques semaines, les enfants des disséminés, en âge de faire leur première communion, suivent un cours religieux sommaire. Les plus pauvres y sont entretenus aux frais de la Société. Cette institution produit les meilleurs résultats. Et jamais dépense ne parut mieux justifiée, et ne répondit à de plus urgents besoins.
La Tunisie appela dès le commencement l'attention et la sollicitude de la Société. On sait que le Comité d'évangélisation des soldats protestants avait obtenu un poste d'aumônier officiel dans le corps expéditionnaire, lors de la conquête de la Régence. M. le pasteur Durmeyer, choisi par ce Comité, de concert avec l'administration militaire, tout en accomplissant ses devoirs d'aumônier, avait établi un culte parmi la population civile. Quand ses fonctions officielles furent supprimées, la petite Eglise comptait déjà un nombre de fidèles suffisant pour justifier la construction d'un temple. Aujourd'hui, elle possède un édifice élégant, bien approprié à sa destination, et qui fait honneur au protestantisme français.
Mais l'œuvre de Tunis s'est développée. Elle étend ses ramifications à