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CAISSE DE RETRAITES DES PASTEURS DE L'ÉGLISE RÉFORMÉE DE FRANCE

En 1862, un homme de bien, M. Dassier, président du conseil d'administration des chemins de fer de Paris-Lyon-Méditerranéc, mourait à Paris laissant par testament une somme de 100,000 fr. à la Caisse générale de prévoyance en faveur des pasteurs admis à la retraite. Cette Caisse de prévoyance n'était alors qu'en formation. Le Consistoire de Paris avait pris, sept ans auparavant, l'initiative de ce projet, et le Conseil central s'en était trouvé saisi peu de temps après.

La généreuse libéralité de M. Dassier vint donner comme une consécration et une base à ces premiers efforts qui furent continués, dès cette époque, avec l'appui bienveillant du gouvernement, par plusieurs membres autorisés des Eglises de Paris et des départements, MM. le général baron de Chabaud- La-Tour, Ernest André, général de division Dautheville, Henri Ilottinguer, Th. Yernes d'Arlandes, Henri Mallet, comte R. de Pourtalès, Seydoux, Courtois de Viçose, baron de Clausonnc, YYustemberg et les pasteurs Juillerat, président du Consistoire de Paris, Louis Yernes, Athanase Coquerel père et Eugène Durand-Dassier. M. Angliviel de La Beaumelle était désigné pour s'occuper de la direction de l'œuvre.

Quelques mois après, le 26 février 1863, avait lieu la première réunion constitutive de la Caisse de retraites des pasteurs de l'Eglise réformée de France. La même année, un décret impérial du 26 décembre 1863 reconnaissait à la Caisse le caractère d'établissement d'utilité publique, ce qui lui donnait, avec la personnalité civile, le droit de recevoir légalement des dons et legs. L'institution nouvelle répondait à des besoins de divers ordres touchant, à la fois, à la dignité du pasteur, au repos de sa vieillesse, aux intérêts matériels des Eglises et à leurs devoirs vis-à-vis de leurs conducteurs spirituels. La situation matérielle des pasteurs, en France, a toujours été très précaire. Le traitement de l'Etat est, depuis 1880, pour la troisième classe (420 Églises), de 1,800 fr.; pour la deuxième classe (99 Eglises), de 2,000 fr.; pour la troisième classe (107 Églises), de 2,200 fr.. et à Paris, de 3,000 fr. D'un autre côté, dans le culte protestant, le

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