‹ Les œuvres du protestantisme français au XIXe siècleChapitre 95 sur 326 · EN FAVEUR DES VEUVES ET ORPHELINS DE PASTEURS · texte numérisé non relu

EN FAVEUR DES VEUVES ET ORPHELINS DE PASTEURS

Cette Société a été fondée à Bordeaux en 1829, et autorisée comme établissement d'utilité publique par ordonnance royale du 19 janvier 1832. Destinée à assurer des pensions aux veuves des sociétaires et à leurs enfants orphelins mineurs, elle est établie entre les pasteurs appartenant à l'Eglise protestante de France qui s'engagent à payer une cotisation annuelle fixée aujourd'hui au chiffre maximum de 60 fr. Alimentée non seulement par l'assistance mutuelle, mais aussi par l'assistance du dehors, elle puise ses ressources dans l'appui des Eglises et des fidèles, comme dans les versements de ses membres. Elle possède un capital de 8,642 fr. de rente sur l'Etat français, représentant, au cours du 31 décembre 1892, une valeur de 272,827 fr. Elle continue temporairement son action en Alsace-Lorraine par la conservation de ses anciens membres et le service de pensions à leurs familles survivantes.

Le taux annuel des pensions est aujourd'hui fixé : à 450 fr. pour une veuve, à 45 fr., 90 fr., 180 fr. pour chaque enfant, suivant son âge.

Depuis l'origine, 375 sociétaires se sont succédé, sur lesquels 108 ouvrent l'année 1893. Pendant la même période, les pensions acquises à 212 veuves et orphelins ont atteint la somme de 862,277 fr., dont, pour l'année 1892, 26,752 fr. sur la tête de 57 veuves et 13 orphelins. La cotisation équivalente aux avantages offerts par la Société devrait être mathématiquement non de 60 fr., niais de 140 fr. par an; c'est par l'élément de libéralité, complétant l'élément de mutualité, que la différence doit être couverte.

Grand est le bien réalisé; mais son importance se traduit trop souvent à la clôture de l'exercice annuel, par exemple de l'exercice 1892, par un déficit,

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