CAISSE DE RETRAITES
ai fr. pour la deuxième classe; 58 fr. pour la première classe, et 80 fr. à Paris.
Par suite d'une convention intervenue entre la Caisse de retraites des pasteurs et la Caisse nationale de la vieillesse (Caisse des Dépôts et Consignations), ces annuités sont versées intégralement dans cet établissement de l'État sur la tête du pasteur, qui devient titulaire d'un livret individuel. De telle sorte que s'il se retire de l'association ou du pastorat, il entre en possession de son livret et se trouve dans la situation d'un simple particulier qui aurait porté ses économies à la Caisse de la vieillesse. Tout pasteur ayant soixante ans d'âge et trente années de services religieux a droit à la retraite, c'est un âge minimum- La pension de retraite se compose de trois éléments : 1° une rente viagère de la Caisse de la vieillesse de 313 fr., 347 fr., 381 fr. suivant la classe, et de 521 fr. à Paris. Elle est formée par le versement des trente annuités indiquées plus haut; 2° une subvention de la Caisse de retraites des pasteurs, prélevée sur ses revenus propres et qui est, aujourd'hui, d'après la classe, de 625 fr., 717 fr., 780 fr., et 1,060 fr. à Paris; 3° une allocation de l'Etat de 500 fr. La pension totale est donc de 1,438 fr. pour la troisième classe; de 1,564 fr. pour la deuxième classe; de 1,661 fr. pour la première classe, et de 2,071 fr. à Paris. Soit plus des 3/4 du traitement d'activité.
Les statuts prévoient et règlent le cas d'admission à la retraite pour infirmités, sans conditions d'âge.
La Caisse vient aussi au secours des veuves des pasteurs affiliés, mais dans des proportions malheureusement trop restreintes. La moyenne de ces subventions est d'environ 250 fr., auxquels vient s'ajouter une allocation de l'Etat, actuellement de 300 fr. Avec l'augmentation progressive de ses ressources, la Caisse améliorerait ces situations toujours si dignes d'intérêt, élèverait encore le taux de la pension des pasteurs et pourrait également songer à s'occuper du sort des orphelins. Depuis 1863 jusqu'au 31 décembre 1892, l'institution a dépense, sur ses revenus, une somme totale de 830,121 fr. pour le service des pcnsion>. Elle a ainsi subventionné 135 pasteurs et 120 veuves. Les pasteurs retraités sont actuellement au nombre de 49, et les veuves de 91. Il y a eu, dans ces trente années, 657 affiliations. En tenant compte de 83 décès survenus pendant la même période, de 19 démissions et de 135 retraites, les pasteurs en exercice faisant en ce moment partie de l'association sont au nombre de 420, sur 638 pasteurs occupant des postes officiels.
Ce rapide aperçu sur les origines de la Caisse, son organisation et son développement, donnera, nous l'espérons, une idée suffisante de sa mission de
ŒUVRES PASTORALES
haute philanthropie religieuse, de La sécurité absolue qu'offrent, plus particulièrement, l'entente avec la Caisse de la vieillesse et le placement de ses capitaux inaliénables, ainsi que des services qu'elle a déjà rendus au corps pastoral cl aux Églises. Le bien qu'une semblable institution est appelé à faire dans l'avenir sera certainement plus grand encore. Ses administrateurs ont la confiance de pouvoir l'accomplir avec l'aide de Dieu, avec le concours des fidèles et de tous les amis du protestantisme français.
Th. Vernes d'Amandes, Président.