‹ Les œuvres libertines. Précédées d'une notice biographique (volume 2)Chapitre 14 sur 162 · SCÈNE VI GRANGER, FLEURY, [PAQUIER · texte numérisé non relu

SCÈNE VI GRANGER, FLEURY, [PAQUIER

FLEURY

Hé bien, mon Cousin, nostre Laboureur est-il arrivé ? ferons-nous ce mariage ?

a) 1654 : est. — b) fort.

(1) Crocifcra. — (2) En effet, ton oncle. — (3) privé. — (4) La fontaine de l'Hippocrène que Pégase fit jaillir d'un coup de sabot. — (5) Apollon, vainqueur du serpent Python.

GRANGER

Hélas ! mon Cousin, vous estes arrivé sous les présagieux Auspices d'un oyseau bien infortuné. Soyez toutefois le fatal arbitre de ma blanche ou noire Fortune', et le fidèle estuy de toutes mes pensées. Ce riche gendre n'est pas encore venu, je l'attendois icy ; mais lors que je ne pensois vaquer qu'à la joye, je me vois investy des glaives de la douleur. Mon fils est fol, mon Cousin, le pauvre enfant doit une belle chandelle à Saint- Mathurin.

FLEURY

Hé ! b depuis quand ce malheur est-il arrivé ?

GRANGER

Hélas ! tantost comme je le caressois, il a voulu se jetter à mon visage et dessiner à mes despens le portrait d'un Maniaque sur mes joues. Il gromèle en piétinant qu'il n'ira point à Venise. Ho, ho, le voicy, cachonsnous, et l'escoutons.

Page 1